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Mission amusante - OSS 117: Rio ne répond plus
Cote de Canoë
3.5/5

MISSION AMUSANTE

OSS 117: Rio ne répond plus

par Serge Drouin
Le Journal de Québec
25-07-2009 | 04h00
Trois ans après la sortie de OSS 117: Le Caire, nid d’espions, le fameux agent des services secrets français OSS 117, est de retour dans une nouvelle aventure avec la sortie du film OSS 117: Rio ne répond plus.

Cette fois, Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117, joué par Jean Dujardin, se lance sur les traces d’un microfilm compromettant pour l’État français. Il doit faire équipe avec une séduisante lieutenante-colonelle du Mossad nommée Dolorès, interprétée par Louise Monot, afin de capturer un nazi maître chanteur.

Dans les premières scènes du film, notre héros se dandine à qui mieux mieux en compagnie de nombreuses jolies filles. Le ton est alors donné.

L’aventure de OSS 117 transporte le cinéphile à la fin des années 1960, sur les plages ensoleillées de Rio, dans les forêts amazoniennes, dans de profondes grottes secrètes et même au sommet du Christ de Corcavado, malgré le vertige dont souffre notre agent.

Si l’effet de surprise n’est plus là, le spectateur s’amuse tout autant avec les nombreuses facéties commises par l’intrépide agent secret. Il faut le voir se dépêtrer au cours d’un party de hippies (on devrait plutôt dire une orgie) ou encore l’observer faire cuire un crocodile qu’il a embroché à la manière d’un méchoui. Hilarant!

Il faut aussi entendre notre héros discourir contre les femmes, les gais... C’est un vrai con que ce monsieur de la Bath. Les gags sont gros, soulignés à grands traits, et ils se marient très bien à la formule. En fait, OSS 117, c’est finalement une énorme version cinématographique du Coeur à ses raisons, à la sauce James Bond.

PLUS QUE LE PREMIER VOLET

En France, ce deuxième volet des aventures de Hubert Bonisseur de la Bath a cumulé près de trois millions d’entrées, soit plus que la première aventure du héros. Pas certain que le film aura le même succès au Québec, mais cela reste une bonne comédie d’été qui aide à oublier les petits tracas du quotidien.

Le simple jeu de Dujardin, avec ses légendaires sourcils, fait en sorte que le déplacement en vaut la peine. Le héros ne change pas d’un iota et ses défauts et travers sont encore plus grands dans ce deuxième volet. Il est macho, fendant, imbu de lui-même et toujours entouré de jolies filles, même si l’amour lui est impossible.

D’ailleurs, sa partenaire de jeu, Louise Monot, est truculente et ne se gêne pas pour le remettre à sa place. La réalisation de Michel Hazanavicius, avec ses nombreux découpages de plans, est rythmée et vive. Pour la détente.