NOTRE CRITIQUEThe Hurt Locker (Le Démineur)vu et commenté par Martin Morin 21-07-2009 | 15h30
Restons dans la thématique: le principal combat qu’aura à mener The Hurt Locker dans les prochaines semaines est de survivre au rouleau compresseur du dernier Harry Potter, sorti en salles la même semaine. Ce qui est bien dommage, car le film de guerre de Kathryn Bigelow (K-19, Point Break) mérite qu’on s’y attarde. Lorsque les Américains débarquent en pays étranger, on peut être assuré de deux choses : le canal Fox s’épanchera dans une couverture patriotique zélée, et une vingtaine de films de tous genres seront tournés autour de l’événement. Sans éviter tous les pièges du personnage héros conventionnel américain, la réalisatrice réussit à nous plonger dans l’univers glauque et par moment sordide d’une unité américaine de démineurs dans l’Irak d’aujourd’hui, celui où les troupes de l’Oncle Sam continuent de mourir. En amenant avec eux de nombreux innocents. Car c’est autour de cela que le film se bâtit; oui le métier de démineur en est un de mort en sursis, mais chaque bombe posée réclame surtout son lot de quidams, d’innocents qui ne sont souvent coupables que d’être du mauvais côté de la chance ce jour-là. The Hurt Locker
Dans le rôle titre, Jeremy Renner excelle, même si la réalisation serrée nous offre peu de chance d’entrer dans les failles du personnage. Qu’est-ce qui pousse un individu à choisir pareil destin? Nous ne le saurons pas. Par contre, Kathryn Bigelow réussit parfaitement à nous faire entrer, l’espace d’un instant, dans cet enfer ensoleillé dont nous abreuve quasi-quotidiennement les bulletins télévisés. À voir. |