NOTRE CRITIQUELe Renard et l'enfantvu et commenté par Martin Morin 11-07-2009 | 11h30
Avec Le Renard et l’enfant, sorti en France il y a deux ans, Jacquet poursuit dans la même thématique en ressassant ici un souvenir d’enfance – sa rencontre avec un renard – pour en tirer une fable à mi-chemin entre la perte d’innocence et l’éveil écologique. Mais il ne faudrait pas en tirer de trop grandes conclusions; de son aveu même, le réalisateur n’avait aucune intention d’associer à cet animal toute forme de symbolique autre qu’être ce qu’il est. «Je ne voulais surtout pas lui faire jouer des émotions humaines, au contraire je voulais un vrai renard s’exprimant dans son comportement naturel.» Dans ce film, magnifiquement tourné en France et en Italie, le renard en question rencontre une petite fille qui ne sera jamais nommée – personne ne le sera d’ailleurs, sauf l’animal. Subjuguée par l’animal, celle-ci reviendra maintes fois sur le lieu de leur première rencontre afin de s’en approcher et de l’amadouer. Vivant seule au milieu de ce qui semble être une forêt sans fin, voilà le compagnon idéal. Mais le renard n’est pas un animal domestique, et on ne peut tenir en laisse un être autant épris de liberté. C’est la leçon à tirer ici.
Le Renard et l'enfant
Malheureusement, tout le reste est nappé de cette sauce quasi- «disneyienne» - et de voix post-synchro absolument horribles – qu’on voit trop souvent. Reste un joli conte vraiment bien fichu, mais dont le potentiel s’est perdu quelque part entre la table de travail et la salle de montage. |