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Notre critique - Transformers - Revenge of the Fallen (La Revanche)
Cote de Canoë
2/5

NOTRE CRITIQUE

Transformers - Revenge of the Fallen (La Revanche)

vu et commenté par Martin Morin
27-06-2009 | 06h00
Dans d’une récente entrevue, Michael Bay dévoilait ses intentions d’abandonner les films à grand déploiement pour se concentrer sur des films dont les budgets ne frisent pas le produit intérieur brut de l’Albanie.

L’homme s’y disait fatigué de voir ses films dépecés par la critique. Toutefois, c’est peut-être la pauvreté abyssale du scénario de Transformers: Revenge of the Fallen qui est venue à bout du subtil réalisateur.

Alors que le premier film de la franchise avait quand même réussi à nous donner une certaine bouffée de jeunesse en plus de nous gaver de scènes d’actions à ne plus savoir où jeter le regard, le second donne plutôt dans le gros pétard mouillé dont l’essentiel se trouve résumé dans la bande annonce passée et repassée ad nauseam depuis des mois.

Pour résumer grossièrement, les Decepticons (méchants robots) sont de retour pour se venger des Autobots (gentils robots) et des humains - et plus particulièrement de Shia LaBeouf. Clairement, ils n’ont pas apprécié le dernier Indiana Jones eux non plus.

Bref, humains et machines doivent de nouveau s’unir pour vaincre l’adversité, restaurer la paix, démolir les trésors d’Égypte (sans trop déranger personne apparemment) et laisser la porte ouverte à un troisième film, comme si on avait besoin de ça.

On n’attend rien d’autre de Michael Bay que de nous faire clignoter les iris pendant quelques heures le temps que le souper dégèle à la maison. C’est un peu trop demander cette fois-ci. Si la technologie permet de petits miracles, une histoire mal racontée ne peut tout racheter. On se croirait par moment dans un sous-Terminator, ce qui n’améliore rien. Tout le film n’est que prétexte à aboutir à la scène finale, capharnaüm de métal, de tirs de roquettes et de sable chaud qui finit par lasser.

Et à l’heure où les femmes iraniennes descendent dans la rue pour faire valoir avec honneur et dignité leurs droits, Hollywood remet les pendules à l’heure et nous jette ses mannequins d’un jour en plein visage – Megan Fox en tête – dans ce qui semble être une nouvelle parodie du film d’action typique. Si au moins. Les imprimeurs de calendriers crient «Alléluia», Hasbro passe GO! et les studios réclament 200. Un petit tour en prison ne ferait pas de tort.