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L'important c'est que ça marche - Whatever Works
Cote de Canoë
3.5/5

L'IMPORTANT C'EST QUE ÇA MARCHE

Whatever Works

Jim Slotek
27-06-2009 | 04h00
Woody Allen écoute ce que les gens disent à son sujet. Prenez par exemple cette célèbre réplique dans Stardust Memories où une femme le complimente en lui disant : «J’aime tes premières comédies. »

Whatever Works –un film modeste à propos de la futilité de l’amour –est une de ces premières comédies: il l’a écrite dans les années 1970 pour ensuite la ranger dans un tiroir, jusqu’à la récente grève générale des scénaristes.

On y retrouve plus d’humour que dans n’importe laquelle de ses productions récentes. Ça demeure un long métrage plutôt léger, et ce, même si le personnage principal, Boris Ye llnikoff (Larry David), est un professeur de mécanique quantique qui prétend comprendre le fonctionnement de l’Univers.

Depuis qu’il a cessé de jouer dans ses propres films, Allen s’est servi de plusieurs acteurs (de Kenneth Branagh en passant par Scarlet Johansson) pour émettre ses opinions, mais Larry David est là pour rester. Son Boris ressemble, à quelques différences près, à son personnage éponyme dans la série américaine Curb Your Enthusiasm. Ayant tenté de se suicider à maintes reprises, Boris est le genre de marginal qui se fait payer pour enseigner les échecs à des enfants et qui finit par leur hurler au visage.

C’est alors que Boris rencontre Melodie St. Ann Celestine (Evan Rachel Wood), une jolie adolescente fugueuse qui s’installe chez lui, qui rit de ses insultes et qui commence même à absorber sa sagesse (clairsemée) et son mépris des conventions bourgeoises. Éventuellement, ils finissent par se marier, sauf que leur relation est vouée à l’échec en raison d’une panoplie de manigances et de stratagèmes élaborés par leurs parents et amis.

La dernière partie est un peu trop parfumée à l’eau de rose à mon goût, mais on y retrouve quand même un humour très particulier. Personnellement, je trouve ça tordant!