DES CLICHÉS À GOGO
Bart Got a Room
Jim Slotek
Sun Media
30-05-2009 | 03h59
Bart Got a Room est un de ces
films d’ados bizarres, genre
Quatrième dimension, avec un
regard rétro tout comme
American Graffiti ou
Les années
coup de cœur. La seule chose qui
fait la différence, c’est que les
jeunes ont tous des cellulaires.
L’action se déroule dans un secteur
branché et délabré de Hollywood, où
la soirée des finissants est encore vue
comme un passage obligé.
Le personnage qui a donné son nom
au titre du film ne donne signe de vie
que dans la dernière scène, très brièvement.
Ce qui le rend important, c’est
que ce jeune, le plus bizarre de l’école,
non seulement a trouvé une fille pour
l’accompagner à cette soirée, mais il a
réservé une chambre d’hôtel pour
consommer leur union le soir du bal.
Entre-temps, le héros Danny (Steven
Kaplan) est dévoré par l’idée de trouver
la fille qui l’accompagnera à la soirée
la plus importante de sa vie.
La majeure partie de Bart Got a
Room est donc consacrée aux choix de
Danny et aux chances qu’il rate avec
de meilleures prétendantes. Il y a une
meneuse de claques blonde (Ashley
Benson) qui envoie des signaux
sexuels lorsqu’elle mange de la glace,
une fille asiatique (Brittney Winton)
et une fille qui aime faire la fête.
SCÈNES DÉPLAISANTES
Ce qui sort ce gâchis de clichés du
pétrin, c’est la contribution de William
H. Macy. Il interprète le père célibataire
de Danny. Il se donne comme mission
de sauver son fils de cette image
de perdant. La mère de Danny (Cheryl
Hines) semble prête de son côté, à se
contenter d’une soupirante rustre.
La chimie entre Macy et Hines vaut
presque la parade de machinations
qui nous mène vers un dénouement
heureux.
Quant aux scènes à l’école secondaire,
elles sont déplaisantes.
Bref, je serais surpris de voir que des
jeunes en 2009 y trouvent leur compte.