NOTRE CRITIQUEL'Héritage des trappistes d'Okavu et commenté par Martin Morin 11-04-2009 | 11h30
La réalisatrice propose donc un survol de l’historique des trappistes à Oka; une histoire riche, une communion constante entre les besoins spirituels et terrestres. On se rappellera que les trappistes d’Oka ont contribué à l’éclosion des études universitaires en agronomie au Québec, et que c’est la seule congrégation au monde qui a distribué des grades universitaires en ce domaine. L’Université Laval regorge d’ailleurs d’archives d’agronomie et de botanique provenant du travail des pères trappistes. Les membres vieillissant de la communauté s’expriment ici tour à tour, y allant de quelques anecdotes sur leurs tâches respectives – fromager, mécano, blanchisseur, etc. – et sur l’apport de la congrégation à la croissance de la province. Il est ici peu fait mention de leur dévouement spirituel; on le sent par le silence qui prend dans ce documentaire une place de choix. Le silence du matin, déchiré par la cloche qui appelle les pères a la première prière du jour; le silence dans les petits gestes répétés 1000 fois dans des travaux manuels. L'Héritage des trappistes d'Oka
Nappé d’une musique qui épouse parfaitement le propos, le documentaire de Ninon Larochelle déçoit sur un seul point: sa durée. Cinquante-deux minutes, c’est très court. On peut comprendre les raisons rattachées à ce choix, mais il est bien triste de s’arracher si subitement à cet état d’esprit que l’on aimerait habiter bien plus longtemps. Un petit îlot de quiétude de nos jours, ça ne se refuse pas. |