NOTRE CRITIQUEAdrift in Tokyovu et commenté par Martin Morin 10-04-2009 | 17h15
Le film relate l’histoire de Fumiya Takemura (troublé et naïf Jô Odagiri), un jeune homme criblé de dettes qui reçoit une proposition inattendue de son collecteur M. Fukuhara (Tomokazu Miura): s’il promet de suivre ce dernier dans une longue promenade à travers Tokyo, sa dette s’en trouvera effacée. Rien d’autres à faire que de traverser la ville à pieds. En cours de promenade, la relation s’installe tranquillement. L’endetté et le créditeur recréent, au fil de leurs pas, la relation père-fils qu’ils n’ont jamais connue; l’un étant orphelin et l’autre ayant perdu son fils en bas âge. Fukuhara ne tarde d’ailleurs pas à livrer son terrible secret: à la fin de ce pèlerinage, il ira se livrer à la police pour le meurtre de son épouse… Satoshi Miki a écrit et réalisé cette comédie – c’en est une, quelque part - avec beaucoup d’intelligence. Les personnages secondaires qui accompagnent le duo dans cette traversée servent de guides et allègent le propos. On ne rit pas aux éclats dans ce film – ce n’est pas le but.
Adrift in Tokyo
Reste qu’au coeur d’Adrift in Tokyo se trouve la famille; celle que l’on cherche à tout prix, la place qu’on y occupe. Cela peut même aller jusqu’à la création d’une cellule familiale factice, totalement improvisée mais qui, l’espace d’un moment, semble bien réelle. Un beau film doux amer à voir et à revoir avec le même plaisir. |