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Notre critique - Hansel & Gretel
Cote de Canoë
3.5/5

NOTRE CRITIQUE

Hansel & Gretel

vu et commenté par Martin Morin
13-03-2009 | 15h40
Sorti en 2007 en Corée du Sud, le second long-métrage écrit et réalisé par Pil-Sung Yim est présenté uniquement à la salle AMC de Montréal. Et c’est bien dommage.

Le réalisateur offre ici une relecture assez intéressante du conte allemand Hansel et Gretel (comme les plus observateurs auront déjà remarqué).

Ainsi, alors que dans la version originale ce sont les enfants qui se perdent en forêt pour y découvrir plus tard une maison faussement accueillante, Sung Yim tourne l’histoire à l’envers dans ce conte modernisé. Suite à un accident de la route, un homme perd la maîtrise de son volant et se réveille en pleine forêt. Il fait évidemment nuit. Vient à sa rescousse une jeune fille – beaucoup trop jeune pour se promener seule en pareille obscurité.

Celle-ci a tôt fait de le ramener dans sa maison, une résidence cossue éclairée de 1000 feux… en plein milieu de la forêt. Ses «parents», frère et soeur accueillent cette nouvelle victime les bras ouverts.

Le confort ne sera que de courte durée. Ce dernier se rend compte que cette maison recèle son lot de mystères et de non-dits, et qu’il est vain de tenter de quitter la maison, les bois n’étant qu’une vaste région inhospitalière. Bref: hors du logis, point de salut.

Beaucoup plus thriller psychologique que film d’horreur, Hansel & Gretel ne manque pas de souffle même si le réalisateur s’attarde par moments sur certains détails qui laissent un peu indifférents. Le scénario souffre un peu d’un manque d’originalité – certains d’entre vous auront peut-être vu le film Twilight Zone (1984) tiré de la série du même nom, où un des chapitres concerne justement un enfant qui retient dans sa maison une «famille» contre son gré…. Mais bon, ce ne sera pas la première fois qu’une (bonne) idée est reprise …

Pil-Sung Yim a surtout réussi – chose rare pour le genre – à faire un film qui n’abuse pas des effets visuels - alors qu’il eut été si facile de le faire. Quand même très retenu dans sa folie, Hansel & Gretel ne dérange pas comme un Pan’s Labyrinth, mais ne laisse pas indifférent. Et il vaut amplement le déplacement en salle. Faites vite!