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Un des meilleurs - Iron Man
Cote de Canoë
4/5

UN DES MEILLEURS

Iron Man

Maxime Demers
Le Journal de Montréal
02-05-2008 | 08h44
La transposition de l'univers des superhéros de Marvel au grand écran a donné lieu à quelques très bons films (Spider-Man, X-Men) mais aussi à quelques moyens (Daredevil) et même très ordinaires (The Punisher). Force est d'admettre qu'Iron Man, le dernier-né du lot, s'inscrit parmi les meilleurs du genre.

Une grande partie de cette réussite repose sur le choix judicieux et audacieux de la vedette principale du film, Robert Downey Jr., un acteur dont le talent ne fait aucun doute (pensez à Chaplin...), mais qui n'a certainement pas le pouvoir rassembleur des jeunes stars de l'heure.

À 43 ans, Downey Jr. n'a plus rien d'un jeune premier et a déjà assez de vécu pour faire l'objet d'une biographie croustillante (problèmes de drogue, d'alcool, de prison). Mais étrangement, ce lourd passé se prête merveilleusement bien au personnage de Tony Stark, l'inventeur et milliardaire qui se cache derrière l'armure d'Iron Man, un personnage aussi arrogant que complexe, torturé et bourré de défauts.

Pas parfait

Car Tony Stark n'a rien d'un héros parfait. Pour le créer, Stan Lee, le père des Spider-Man, Hulk et X-Men, s'est inspiré du flamboyant et coloré milliardaire Howard Hughes. C'est tout dire...

Inventeur de génie, Stark a donc pris la tête de l'empire de son père qui a fait sa fortune dans l'armement de pointe et qui est devenu le principal fournisseur de l'armée américaine. Les profits pharamineux de sa compagnie lui permettent de vivre une vie de star et de play-boy impénitent.

Adulé par les médias, séduisant, macho et cynique, il court les événements glamour, multiplie les conquêtes sans lendemain et a un penchant pour l'alcool.

Tout roule jusqu'au jour où, en voyage en Afghanistan pour la démonstration d'un nouveau missile, Stark est kidnappé par un groupe de terroristes qui l'oblige à fabriquer un exemplaire de ses missiles.

Stark s'aperçoit alors que les armes qu'il conçoit ne servent pas seulement l'armée américaine. Réussissant à s'évader en revêtant une armure invincible et destructrice qu'il a fabriquée en secret dans sa cellule, le milliardaire revient chez lui complètement changé. Il décide donc de concevoir une version améliorée de l'armure qu'il a fabriquée en Afghanistan, afin de se transformer en justicier: Iron Man est né.

Entrée en scène

Contrairement à d'autres qui ont sûrement sauté rapidement dans le feu de l'action, Jon Favreau a bien pris le temps d'installer son personnage. Ainsi, on doit patienter près d'une heure avant de voir Stark enfiler l'armure d'Iron Man. Ce qui rend l'entrée en scène du superhéros encore plus forte.

Il faut dire que ce n'est pas parce qu'Iron Man n'y est pas que les trois premiers quarts d'heure du film sont ennuyants. Au contraire, bien servi par un Robert Downey Jr. énergique et cynique, Tony Stark est fascinant, drôle et divertissant.

La seconde partie du film, par contre, ne manque pas d'action. Les effets spéciaux sont très réussis, souvent renversants même.

La technologie moderne sert d'ailleurs bien Iron Man. Dans un film réalisé il y a 5 ou 10 ans, le super-héros d'acier n'aurait probablement pas été aussi impressionnant. En trouvant l'équilibre parfait entre l'action, le drame et l'humour, Favreau a donc accouché d'un excellent divertissement, solide et efficace. Allez, à quand la suite?