NOTRE CRITIQUEL'orphelinat (The Orphanage)vu et commenté par Martin Morin 27-12-2007 | 23h38
Si l’histoire mise en images par Bayona semble s’aventurer en territoire connu – disparition d’un enfant dans une maison au passé mystérieux – la beauté de ce film réside en son traitement. Au diable les effets spéciaux, la trame musicale exacerbée et l’utilisation à outrance de stratagèmes informatiques; Bayona a bien compris, a très bien compris même, qu’une caméra placée de façon juste et précise, accompagnée d’un travail sonore impeccable et d’une direction d’acteurs réfléchie n’ont absolument rien à envier aux nouveaux sorciers virtuels du 7e art. Dans ce film, Laura (superbe Belén Rueda) est une jeune mère de famille qui décide de racheter la maison qui lui servit naguère d’orphelinat afin d’y ouvrir une maison destinée aux enfants handicapés. Cet ancien orphelinat recèle toutefois un drame depuis longtemps oublié, drame qui revivra tant d’années plus tard à travers la disparition de son fils unique. Des anges – ou démons? – reviendront la hanter dans un jeu de chat et souris qui la mèneront ultimement à revisiter son passé trouble, dans l’espoir de retrouver à la fois son fils et une certaine sérénité. Au visionnement, on se rappelle certaines scènes de The Others, d’Alejandro Amenabar. De la même manière, l’équipe scientifique chargée de revisiter le manoir à la recherche d’esprit depuis trop longtemps perdus (équipe menée par la toujours très belle Geraldine Chaplin, un véritable plaisir à voir) rappellera l’efficace Poltergeist, de Spielberg, mais en franchement mieux.
The Orphanage
Un beau film, interprété justement, filmé justement; fait intelligemment et destiné à un auditoire dont on ne sous-estime pas le potentiel d’être émerveillé, intéressé et intelligemment interpellé. Que demander de plus, dites-moi?
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