NOTRE CRITIQUETransformersvu et commenté par Martin Morin 04-07-2007 | 22h57
Pourtant, c’est bien vers Michael Bay (l’infect Armageddon, le correct The Rock, le bide total de The Island) que le producteur Spielberg s’est tourné pour prendre les rennes du méga projet inspiré par les jouets (!!!) de Hasbro. Le célèbre patriarche d’E.T. voyait dans les Transformers un film racontant LE rite de passage; celui de l’adolescent incompris (Shia LaBeouf, qui s’est clairement éclaté dans ce film) vers l’homme qu’il deviendra une fois certaines épreuves traversées; tout ceci il va de soi à travers le symbole ultime de la liberté chez les Amerloches: la bagnole. Bon. Pour voir dans ce film un quelconque rite de passage, il faut vraiment posséder une imagination absolument délirante. Appelez le Cirque du soleil, vous allez conquérir Vegas. On relie ici les points de A à B à C, et devinez avec qui la belle (Megan Fox dans ce cas-ci) terminera le périple, hein, devinez. Cessons les tergiversations. Le film a vu le jour dans l’unique but de satisfaire ce besoin criant des trentenaires de retrouver le plaisir qu’ils avaient à être devant le dieu cathodique le samedi matin dans leur plus beaux pyjamas, à regarder des robots se transformer en camion, en avion, en pédalos, que sais-je. Est-ce que ça marche? Certainement que ça marche. J’ai eu l’audace de me présenter dans une salle bondée de testostérone pour un visionnement de fin de soirée. Quelle expérience ce fut! On était en terre de connaisseurs ici. La première fois qu’Optimus Prime - leader maximus des «bons robots» - s’est transformé, tous les porteurs de gamètes sexuelles mâles dans la salle ont applaudi. Oui, applaudi. Pas timidement là, nenni! Tous. L’instant d’un moment – on parle ici d’un film de quelques 140 minutes – on avait tous 10 ans. Vous ne savez pas qui est Optimus Prime? Ce film n’est pas pour vous. Faut connaître l’univers des Transformers et en accepter les principes. Sinon, on s’emmerde, on cogne des clous, on se tient la tête.
Mais qu’est-ce qu’on se tape sur les cuisses par contre. Bay aura enfin «réussi» à faire un film absolument risible, mais qui l’assume totalement. Mais attention hein, pour fanas des Transformers seulement. Si vous n’aviez pas d’affiche du méchant Megatron dans votre chambre avec des dards qui le tiennent en place, ce divertissement n’est vraiment pas pour vous. Et s’il vous intéresse un tant soi peu, déplacez-vous en salle. Car seul au salon, on perd vraiment tout le plaisir. Le pire dans tout ça, c’est que Michael Bay serait capable d’avoir le mauvais goût de nous en servir un deuxième. Un autre signe de l’Apocalypse…
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