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Ordinaire, le fantastique - The Last Mimzy (La dernière Mimzy)
Cote de Canoë
3/5

ORDINAIRE, LE FANTASTIQUE

The Last Mimzy (La dernière Mimzy)

par Daniel Rioux
Journal de Montréal
26-03-2007 | 19h58
Le sympathique E.T. l’extraterrestre peut dormir en paix sur ses antennes, n’ayant rien à craindre de La Dernière Mimzy, le plus récent film fantastique et de science-fiction qu’on propose depuis hier à l’auditoire familial.

Inspirée d’un conte pour enfants publié en 1943, son adaptation au cinéma s’est faite difficilement, si on compte les treize années entre sa mise en chantier – scénario – et sa réalisation par Bob Shaye.

L’histoire est celle de deux jeunes enfants qui découvrent une étrange boîte de jouets sur une plage. Des jouets particuliers, venus du futur, qui ont la propriété de stimuler leurs facultés intellectuelles à un niveau extraordinaire. Ce qui devrait normalement réjouir parents et enseignants, mais qui n’est pas le cas, surtout pour la mère des jeunes (Joely Richardson), qui commence à paniquer. Le père (Timothy Hutton), d’abord plutôt réservé et si accaparé par son travail, change d’attitude quand des agents antiterroristes du FBI frappent à sa porte pour demander des comptes à la petite famille.

Puissance et impuissance Les autorités ont découvert que la panne de courant qui a plongé dans le noir tout l’État de l’Oregon avait été causée par de puissantes ondes magnétiques émanant de la maison. C’est finalement sous le lit des enfants qu’on fera ah! ah! ah! ah! en trouvant ces jouets si mystérieux. La fillette, toute naïve, explique aux visiteurs que son lapin, Mimzy, lui parle continuellement et communique son grand savoir.

Allez hop! le lapin se retrouve vite sur une table de laboratoire où des scientifiques médusés constatent qu’il y a de l’humain dans le lapin. Onapprend aussi que le seul espoir de survie de ces gens du futur réside dans la communication avec des Terriens. Et on en rajoute.Renvoyeznous notre lapin avec un peu d’ADN, comme une larmed’enfant, et on sera sauvé.

Gentil tout au plus

Le chat sort du sac ou le lapin du chapeau, c’est selon, dans ce gentil film qu’on trouve gentil, tout au plus. Les enfants sont attendrissants et leurs personnages captiveront certainement les 7-10 ans, ces candidats idéaux aux élans de l’imagination.

En repensant à la fin du film, on pourrait cependant croire que le scénariste a été interrompu dans son élan. Les agents du FBI, jusque-là sur les dents, assistent à un phénomène extraordinaire et quand tout est fini, ils disent simplement bonsoir à tout ce beau monde et tournent les talons.

Une scène plutôt irréaliste et incongrue même dans un film de science-fiction qui s’avère pas si fantastique que ça.