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Notre critique - Night at the Museum (Nuit au musée)
Cote de Canoë
3/5

NOTRE CRITIQUE

Night at the Museum (Nuit au musée)

Vu et commenté par Antoine Godin
23-12-2006 | 16h13
Shawn Levy cumule les réalisations de comédies, ayant déjà à son actif les Just Married, Cheaper by the Dozen et The Pink Panther (2006). Le voici récidivant dans le genre avec Night at the Museum, une comédie tirée d’un roman du même titre et écrit par Milan Trenc. Le film met en vedette Ben Stiller, Owen Wilson et Robin Williams.

L’idée est simple mais fort originale : imaginez un Musée d’histoire naturelle où tout ce qui s’y trouve prend vie la nuit. Lary Daley (Stiller) vient de décrocher un emploi comme gardien de nuit au musée et se retrouve plongé dans un chaos nocturne auquel il ne s’attendait pas.

Cette comédie féerique de Noël des plus classiques propose d’excellents effets spéciaux, un orchestre symphonique, des animaux mignons, des scènes d’humour «slapstick» et, bien sûr, les valeurs familiales à la bonne place. Un seul élément vient briser cette harmonie : l’interprétation médiocre du personnage principal par Ben Stiller. Heureusement pour Stiller et la Twentieth Century Fox, les jeunes spectateurs n’y verront que du feu.

Si certains acteurs spécialisés dans les comédies et reconnus pour leur jeu d’acteur caricatural nous ont surpris en révélant une intensité qu’on leur connaissait moins - comme Jim Carrey dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind ou Adam Sandler dans Punch Drunk Love et Clic, dans une moindre mesure - Ben Stiller nous confirme au contraire les limites de son talent.

Que Stiller discute avec son fils, affronte un lion agressif, se fait licencier ou passer à tabac, il affiche toujours le même air surpris, les yeux légèrement exorbités et le rictus retenu en coin. Pour peu, on le prendrait aussi pour un mannequin de cire du musée prenant vie la nuit, à cette différence près que le sort magique ne l’affecte pas complètement, lui laissant une rigidité de sa condition diurne qui l’empêche de pleinement s’exprimer.

Si ce manque de profondeur dans le jeu lui est ironiquement favorable dans des films tels que Zoolander, Starsky and Hutch et Dodgeball, il fait plutôt penser à une erreur de distribution dans le cas de Night at the Museum. À lui seul, il ne parvient pas à supporter le personnage principal et à s’intégrer à l’univers féerique du film, contrairement à un Robin Williams qui s’y retrouve à l’aise et familier comme un poisson dans l’eau.

Ni vraiment drôle comme le déjanté Zoolander, ni vraiment féerique comme Narnia, Night at the Museum est un entre-deux ordinaire de Noël qui fera tout de même un bon choix pour une sortie avec toute la famille au cinéma.