NOTRE CRITIQUECatch a Fire (De feu et de sang)Vu et commenté par Martin Morin 02-11-2006 | 01h53
Après tout, il ne s’agit pas ici d’un documentaire mais bien d’une histoire romancée. Inspirée d’un personnage ayant vécu les événements, certes, mais romancée tout de même. Comparer avec les autres films traitant du sujet? Ce serait un peu injuste et facilement malhonnête. Allons-y donc pour la question fondamentale : ça fonctionne, oui ou zut? Catch a Fire, c’est le récit de Patrick Chamusso, né à la mauvaise place (Afrique du Sud), au mauvais moment (en plein Apartheid). Une arrestation musclée à son domicile et une détention pénible, sans justification aucune dans les deux cas, auront raison de sa « docilité » envers le parti blanc au pouvoir et il ira rejoindre les rangs de l’ANC, cette milice politique anti-Apartheid qui s’entraîne au Mozambique, un pays limitrophe. En officier responsable de l’escouade «anti-terrorisme», Tim Robbins joue enfin un rôle de contre-emploi, alors que nous sommes habitués de le voir dans des rôles sympathiques, voire empathiques. Appuyé par un Derek Luke (Chamusso) tout à fait renversant et par toute une suite d’acteurs peu connus ici mais qui ont de la présence à revendre, Robbins est absolument crédible et parvient à représenter à lui seul tout le manichéisme exacerbé de la société sud-africaine, dans ce qu’elle a de plus laid, de plus intolérant.
Catch a Fire
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