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CBS - Nouveau code vestimentaire aux Grammys
Photo Marie-Joëlle Parent / Agence QMI
Le Staples Center, à Los Angeles, où aura lieu la cérémonie des Grammy Awards.

CBS

Nouveau code vestimentaire aux Grammys

Marie-Joëlle Parent
08-02-2013 | 07h25

LOS ANGELES – Cachez ce sein, que je ne saurais voir. Fini les décolletés plongeants et les «strings» en guise de pantalon aux Grammy Awards. Le diffuseur CBS vient d'aviser les artistes qu'ils doivent se plier à un nouveau code vestimentaire.

«Assurez-vous que les fesses et les seins soient couverts de manière adéquate. Les costumes de type "string" sont problématiques», peut-on lire dans un mémo interne obtenu par Deadline.com. Le site internet a reçu le courriel d'un artiste qui sera sur scène dimanche.

Bien étranges, ces nouveaux règlements vestimentaires de dernière minute. «S'il vous plaît, ne pas exposer la courbe ou la craque des fesses, les côtes et la courbure des seins, précise la note de service. Évitez les vêtements transparents qui pourraient laisser voir les mamelons. Assurez-vous que la région génitale soit suffisamment couverte.» Bref, ce n'est pas le genre de message qu'on imaginerait aux Oscars.

Pourquoi ces nouvelles mesures? CBS est dans l'eau chaude depuis le Super Bowl de dimanche quand on a entendu sur les ondes le joueur Joe Flacco sacrer après la victoire de son équipe. On évoque aussi que c'est en réaction au costume très sexy de Beyoncé durant la mi-temps.

De peur d'avoir la «Federal Communications Commission» sur le dos, comme ce fut le cas après le «Nipplegate» de Janet Jackson en 2004, le réseau semble vouloir prévenir toute dysfonction vestimentaire.

Pas de nudité, pas de publicité

Imposer des règles vestimentaires à des vedettes de la musique? Bonne chance. Le gala des Grammys est le plus excentrique au rayon fringues. Les vedettes ne font pas dans la sobriété. C'est le genre d'événement où Lady Gaga arrive dans un oeuf géant et Nicki Minaj avec un homme déguisé en pape.

La nudité est devenue la norme dans ce genre de gala télévisé depuis bien longtemps. Rappelez-vous de la robe décolletée jusqu'au nombril de Jennifer Lopez en 2000. Ou la robe blanche de Toni Braxton l'année suivante (plus de peau que de tissu) et celle transparente de Rihanna en 2011.

C'est la première fois que CBS émet ce genre de consignes avant les Grammys. Le mémo précise aussi d'éviter toute identification commerciale sur les vêtements et même les inscriptions en langue étrangère et les épinglettes qui représentent une cause quelconque.

Reste à voir si les vedettes vont respecter ces nouvelles consignes. J'en doute. Une chose est sûre, elles se feront poser la question sur le tapis rouge dimanche après-midi.

«Gift Lounge»

Avec chaque grand gala américain viennent les fameux «Gift Lounge», ces suites d'hôtels où les vedettes se font donner des milliers de dollars en cadeaux. C'est qu’on appelle aux États-Unis, le «swag». C’est vrai pour les Emmys, pour les Golden Globes et pour les Oscars. Dans le cas des Grammys, on a dressé une tente blanche à côté du Staples Center, où a lieu la cérémonie.

C'est sous cette tente qu'environ 75 artistes vont passer d'ici dimanche, entre deux répétitions, pour choisir parmi une panoplie de cadeaux. Ils peuvent ressortir avec un sac rempli d'items totalisant 25 000$ US.

Il y en a pour tous les goûts, de la guitare Gibson (1155$) à d'autres produits plus farfelus comme une nouvelle marque de «jujubes» coupe-faim ou des chocolats faits par la chanteuse Chaka Khan.

Les vedettes se font aussi offrir un voyage dans une station touristique à Punta de Mita au Mexique (3300$), un traitement VIP à l'aéroport Heathrow (1800$), des produits de beauté japonais futuristes, une semaine dans un centre de perte de poids, de la crème à rasage au saké et de la Tequila à 100$ la bouteille, entre autres.

«Ils vont de station en station et prennent absolument tout ce qu'ils veulent, a dit Lash Fary, de Distinctive Assets, la compagnie responsable de la suite. L'an dernier Rihanna est venue avec ses amies et a pris une douzaine de paires de lunettes à un seul kiosque.»

C’est Distinctive Assets qui a amorcé cette tendance de couvrir les vedettes de cadeaux et d’en faire la promotion il y a 15 ans.

«Pour les vedettes ce n'est pas une question de besoin, a dit Lash Fary. La plupart d'entre eux ne peuvent pas aller dans les grands magasins, ils se font assaillir par les fans. Ici, ils peuvent découvrir tous les nouveaux produits. Et pour les marques, il n’y a pas meilleur ambassadeur qu’une vedette. C’est la meilleure façon pour les compagnies d’avoir de la publicité gratuite.»

- Je vous invite à me suivre sur Twitter le soir des Grammys (@mariejoelle). Je serai dans la salle de presse du Staples Center et vous ferai vivre les coulisses d'une des soirées les plus prestigieuses du calendrier musical.

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