NEW YORKGuy Laliberté en visite expressMarie-Joëlle Parent 13-02-2012 | 04h00
J'ai rencontré le grand manitou du Cirque débarqué avec son entourage de Québécois, dans un magnifique immeuble de Midtown. En le voyant sourire entouré de ses photos, on comprend que ce voyage unique dans le cosmos l'habite encore deux ans plus tard. «Il m'est resté de grandes amitiés avec les astronautes, a-t-il confié. Toutes les fois que je regarde les photos, ça me ramène dans mes moments intimes. Ça va me rester à vie, dans mon coeur et dans ma tête.» Après la naissance de ses enfants, il s'agit sans surprise de l'expérience la plus inoubliable de sa vie. «Quand j'étais dans l'espace, je me suis promis qu'à chaque cinq ans j'allais réaliser un défi personnel, a-t-il dit. La prochaine fois ça va probablement être de monter une montagne». Le Kilimandjaro peut-être. «Ma fille veut venir alors je vais attendre qu'elle ait 18 ans et on va faire ça ensemble.» La vente des photos, tirées de son livre GAIA, a été remise à son organisme One Drop qui fête déjà ses cinq ans. L'organisme, qui vient en aide aux populations privées d'eau potable, a amassé depuis ses débuts près de 40 millions $ et un projet en Afrique sera inauguré cette année. Une autre exposition aura lieu au mois de septembre prochain dans une galerie d'art du quartier TriBeCa. Cette année, le Cirque ne présentera qu'un seul nouveau spectacle, Amaluna, lancé en avril prochain à Montréal. Un contraste total avec l'avalanche de spectacles des dernières années. «On s'est dit qu'on allait prendre un break. Au Cirque, on fonctionne par cycles de productions très intenses. Il faut replacer l'organisation, la mettre à jour puisqu'après chaque spectacle, il y a une croissance.» Le spectacle permanent sur Michael Jackson à Las Vegas est prévu pour le printemps 2013. Amaluna, c'est l'hommage scénique aux femmes qu'a longtemps voulu Guy Laliberté. La metteure en scène Diane Paulus vient de New York et son mari Randy Weiner agira à titre de dramaturge du spectacle. C'est un personnage très connu de la scène nocturne new-yorkaise. Il est copropriétaire de la boîte de nuit The Box et producteur de l'expérience théâtrale de l'heure, Sleep No More. «C'est un spectacle fait par des femmes qui rend hommage aux femmes de notre civilisation, ça fait longtemps que je rêvais de pouvoir leur donner cette tribune-là», a-t-il dit. On apprenait la semaine dernière que le spectacle Zaia présenté à Macao depuis août 2008 fermait ses portes alors qu'il devait être présenté pendant 10 ans. Que s'est-il passé? «On s'est rendu au bout du contrat de trois ans garantis, a-t-il précisé. Macao est encore un contexte de joueurs principalement. Ce n'est pas encore une destination internationale. On ne réalisait pas les chiffres qu'on avait fixés comme objectif.» Le Cirque du Soleil a fermé trois autres spectacles permanents en moins de deux ans, Banana Shpeel à New York, Zed au Japon et Viva Elvis à Las Vegas qui se terminera à la fin de l'année. «Ça ne veut pas dire qu'on met une croix pour Macao pour autant. Ce fut une aventure spéciale parce qu'on était les premiers à amener un spectacle permanent là-bas. C'est la vie!» a-t-il ajouté. Sur ces sages paroles, je l'ai laissé profiter de sa soirée. Le lendemain, il partait se reposer sur les plages du Costa Rica. Il a partagé au détour ses trois endroits favoris à New York: Central Park, le restaurant Nobu 57 et Battery Park. «Ce fut notre première entrée à New York en 1988 avec "Cirque Réinventé". On avait réussi à négocier une petite place sur le terrain. C'est un endroit symbolique.» Pour voir un extrait vidéo de l'entrevue sur mon blogue: http://blogues.journaldemontreal.com/mjny http://blogues.journaldemontreal.com/mjny
2) Marie-Joëlle recommande:Weegee: Murder Is My Business au International Center of Photography sur la 6e Avenue (à l'angle de la 43e rue). C'est une exposition fascinante du travail de Weegee, audacieux photojournaliste des années 30 qui a plus au moins défini le style «tabloïd» que l'on connaît aujourd'hui. Il a photographié New York en pleine dépression avec ses nombreux meurtres, incendies et crimes mafieux. Je recommande aussi l'exposition actuelle du «Museum of the City of New York» qui célèbre les 200 ans de la fameuse grille urbaine de la ville. On découvre, grâce à des cartes historiques, Manhattan avant qu'elle ne soit réorganisée (5e Avenue et 104e rue).
3) Pour voir des vedettes à New York:Chaque semaine de mode vient avec son lot de nouvelles boîtes de nuit exclusives. Les propriétaires profitent du tsunami de top-modèles et vedettes en ville pour les attirer dans leur établissement et devenir du fait même le nouvel endroit de l'heure. Cette saison la palme revient à «Le Baron». C'est une boîte très populaire à Paris qui appartient à André Saraiva, directeur créatif du magazine L'Officiel Hommes (aussi responsable des photos pin-up de Coeur de Pirate en passant). Il vient finalement d'ouvrir une antenne dans Chinatown (32 Mulberry St), où se sont pressés Scarlett Johansson, James Murphy de LCD Soundsystem et autres « socialites » la semaine dernière. Un conseil, attendez que la poussière retombe un peu avant d'affronter le portier. Autre conseil, ne sortez pas votre caméra si jamais vous réussissez à entrer. Un gorille se chargera d'effacer votre carte mémoire sur le champ.
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