Marie Poupart
Agence QMI

Michel Charrette: un acteur et un père comblé

Michel Charrette: un acteur et un père comblé

Michel Charrette.Photo Michel Desbiens / Agence QMI

Marie Poupart

En interprétant avec justesse le sergent-détective Bruno Gagné, spécialiste des enlèvements d'enfants, dans District 31, Michel Charrette continue à mettre son talent au service de rôles qui se démarquent de Léopold des Boys et du danseur de Ladies Night!

Plutôt discret sur sa vie privée, celui qu'on retrouve aussi avec plaisir dans Les pays d'en haut n'a que de bons mots lorsqu'il s'ouvre sur le beau clan qu'il forme avec sa conjointe, Marie-Claude, et leurs enfants.

Michel, depuis cet automne, on vous voit dans la peau du sergent détective Bruno Gagné. Avez-vous rencontré des policiers pour vous aider à jouer ce rôle?

Non. Par contre, sur le plateau, il y a plusieurs figurants qui l'étaient, dont Daniel Dulac, qui travaillait à l'escouade des homicides avant sa retraite. Souvent, je le consulte pour savoir comment manipuler mon arme, quelle attitude emprunter... Ses commentaires m'inspirent beaucoup. Il semble que plusieurs policiers écoutent la série! Ils disent que District 31 reflète leur réalité.

Est-ce vrai que vous avez déjà songé à être policier?

Tout à fait! J'aurais aimé faire partie de l'escouade tactique. Cependant, avec mes notes à l'école et mon physique, j'ai mis une croix là-dessus. De toute façon, je préférais devenir comédien; c'est un rêve que je chérissais depuis l'âge de 11 ans!

Avez-vous grandi dans un milieu d'artistes?

Pas du tout. Mon père était courtier d'assurances, il avait son entreprise, et ma mère était sa secrétaire. J'ai un frère plus vieux qui est vétérinaire à Los Angeles. Ma mère me raconte que déjà, à deux ans, j'adorais faire rire les gens. On allait voir ma grand-mère à l'hôpital, je dansais et je chantais. J'aimais faire rire les patients. Ils demandaient à ma mère de revenir avec moi, car je leur faisais du bien.

Et à l'école, comment étiez-vous?

Au primaire, j'étais le clown de la classe! Je n'étais pas aussi performant que je l'aurais voulu, peut-être en raison de mon TDAH... que je me suis diagnostiqué moi-même! Je n'ai pas reçu de diagnostic officiel, mais je crois en être atteint. Bref, à l'école, j'étais plus intéressé aux activités parascolaires que par tout le reste!

Votre famille doit être fière de vous voir à la télé au quotidien, n'est-ce pas?

Dès que je passe une entrevue, ma mère veut que je la tienne au courant! Elle a vu au moins une quinzaine de représentations de Ladies Night! Mon père, qui est aujourd'hui décédé, était aussi fier de moi, même s'il aurait aimé que l'un de nous prenne la relève de son entreprise. J'y ai pensé, mais je lui ai dit que je rêvais vraiment d'être acteur. Et il m'a soutenu: il m'a payé mes études, il m'a offert une auto et il payait même mon stationnement. J'ai été privilégié.

Vous êtes père vous-même. Êtes-vous aussi papa gâteau avec vos enfants que l'était le vôtre?

Je suis très père poule. Quand c'est le temps des fêtes, je dois me retenir. Marie-Claude, leur mère, me ramène à l'ordre!

Parlez-nous un peu de votre compagne, Marie-Claude Bélanger...

Ma blonde, dont la mère est mexicaine, est coordonnatrice d'événements. Je l'ai rencontrée par l'entremise de la compagne de Jean-Nicolas Verreault, Janie. Elles sont de grandes amies d'enfance. Pendant un an, on s'est fréquentés en amis, avant d'être en couple. Nous sommes ensemble depuis 14 ans. Si on a un problème, on en discute immédiatement. On communique énormément. Ce n'était pas vraiment ma priorité, mais ça l'est devenu grâce à elle. C'est une femme formidable!

Vous êtes installés sur la Rive-Sud. À quoi ressemble votre vie familiale?

J'essaie d'être le plus présent possible pour mes enfants. Mon fils est encore jeune, mais je discute beaucoup avec Laurie-Anne, qui aura bientôt huit ans. Je tiens à la responsabiliser et à faire en sorte qu'elle se respecte et qu'elle respecte les autres. Évidemment, je veux qu'elle ait du fun dans la vie, tout en étant consciente de son environnement!

Avez-vous développé une routine père-fille avec elle?

Tous les soirs, je lui lis une histoire et je parle avec elle du déroulement de sa journée. Elle fait la même chose en me posant des questions sur les tournages. Elle veut savoir si j'ai pleuré en interprétant un rôle, ou si j'ai joué des scènes où j'arrêtais des méchants!

Votre fille aimerait-elle suivre vos traces?

Peut-être, je pense qu'elle aurait le talent pour le faire. Cela dit, elle a une vie un peu différente des autres, car elle a une allergie extrême aux oeufs! À un point tel qu'un jour elle a eu une réaction intense après un simple câlin d'une amie qui venait d'en manger. Nous devons prendre des précautions. On ne va pas au restaurant en famille ni dans un tout compris en vacances. La première fois que je lui ai donné des oeufs à l'âge de 10 mois, ç'a été l'enfer. Elle a failli mourir dans nos bras! Ç'a été la pire journée de ma vie.

Vous vous êtes d'ailleurs engagé pour les jeunes allergiques...

Oui. L'hôpital Sainte-Justine fait une campagne de financement, dans laquelle je suis impliqué, afin d'ouvrir une clinique d'immunothérapie orale pour le traitement des allergies alimentaires. J'invite les gens à faire des dons. On peut se renseigner à byebyeallergies.ca.

Michel, en 2015, vous avez reçu des insultes à propos de votre physique sur les réseaux sociaux. Cette expérience vous a permis de voir combien les gens vous soutenaient...

Oui, je participais au Banquier, et ils ont montré un extrait de Ladies Night où on me voyait en bedaine. Quelqu'un a écrit sur Twitter des commentaires négatifs. J'ai répliqué en lui disant que c'était facile d'insulter les gens derrière un écran; il m'a répondu, etc., puis les médias en ont parlé. Après quoi, j'ai reçu une grande vague de sympathie des gens, peut-être 6000 messages.

Que vous disaient-ils?

Ils me remerciaient de m'être défendu en leur nom. Moi, j'ai toujours été enveloppé, même plus jeune. Je suis né ainsi et je m'accepte comme je suis! Au début des années 2000, j'avais perdu de poids après une peine d'amour. Je m'étais pris en main, mais pas de la bonne façon. Aujourd'hui, j'ai une alimentation saine, mais ça ne m'empêche pas de me gâter un peu quand j'en ressens le besoin. Ça fait du bien à l'âme!

Suivez Michel dans District 31, du lundi au jeudi à 19 h, et dans Les pays d'en haut, le lundi à 21 h, à Radio-Canada.



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