Kathleen Frenette
Agence QMI

Le chanteur Jean Lapointe poursuivi pour 61 000 $

Le chanteur Jean Lapointe poursuivi pour 61 000 $

Jean Lapointe. Photo Archives / Agence QMI

Kathleen Frenette

L'auteur-compositeur-interprète et sénateur Jean Lapointe est poursuivi conjointement avec les productions Arpège pour la somme de 61 000 $ pour avoir fourni à une entreprise de Québec une prestation remplie de «propos confus, embrouillés et désordonnés».

Le 16 octobre 2013, la Société Pro-Max, qui soulignait son 25e anniversaire, a conclu un contrat d'affaires avec les productions Arpège dans le but d'offrir à sa clientèle un spectacle de Jean Lapointe.

Le contrat exigeait une somme payable à l'avance de plus de 14 000 $ et l'entreprise s'engageait à satisfaire plusieurs autres obligations, notamment celles de «débourser pour le transport d'un piano aller-retour de Montréal, l'hébergement de l'artiste et la préparation d'une loge», peut-on apprendre dans la requête introductive d'instance déposée en chambre civile.

De son côté, M. Lapointe s'engageait à offrir une performance d'une durée «minimale entre 40 et 60 minutes, ainsi que des signatures d'autographes et des prises de photos d'une durée minimale de 30 minutes entre 21 h et 21 h 30».

Propos «confus»

Selon la prétention du poursuivant, Jean Lapointe aurait accepté ce contrat «alors qu'il n'était pas en état de produire la prestation artistique qu'il s'obligeait à fournir».

«Dès les premiers instants de sa prestation, ses propos furent confus, embrouillés et désordonnés», est-il écrit dans la poursuite.

Toujours selon le document de Cour, l'artiste, après plusieurs interruptions, aurait avoué «que depuis un bon bout de temps, sa mémoire lui faisait défaut».

Finalement, le spectacle aurait pris fin après vingt-cinq minutes et la séance d'autographe, elle, se serait arrêtée après six minutes.

«Cette malheureuse et pitoyable prestation a plombé l'atmosphère de la cérémonie qui se destinait à être festive», a ajouté le poursuivant.

Excuses

En novembre, Jean Lapointe lui-même aurait communiqué avec le président de Pro-Max pour présenter ses excuses.

«Toutefois, lorsque le demandeur a évoqué la possibilité d'un dédommagement, le défendeur Lapointe a aussitôt catégoriquement refusé, prétendant textuellement s'être «placé depuis trois ans à l'abri de toutes réclamations, que même l'impôt n'avait pas réussi à défaire».

Au surplus, il aurait menacé le demandeur en l'avisant qu'il allait «contre-attaquer» en «réclamant un montant beaucoup plus important par son ami Me Marcel Aubut, si une demande de remboursement lui était adressée».



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