Du jamais vu à Tracadie-Sheila!

Vedettes - Du jamais vu à Tracadie-Sheila!

par Frank Fiorito - Journla de Montréal

Dernière mise à jour: 17-11-2006 | 11h14

Le Nouveau-Brunswick connaît une saison touristique plutôt ordinaire. Une exception dans la grisaille : le petit village qui a vu naître Wilfred LeBouthillier, Tracadie-Sheila, est littéralement inondé de fans de l’académicien.

«J’ai jamais vu cela, on reçoit 70 % plus de demandes d’information depuis un mois», dit Gaétanne Comeau du bureau de tourisme de Tracadie-Sheila.

En moyenne, 115 personnes passent au kiosque d’information de madame Comeau chaque jour, un nombre imposant compte tenu du fait que Tracadie-Sheila ne compte que 4 777 âmes. «Ça fait beaucoup de monde pour un si petit village», ironise-t-elle.

Où est Wilfred ?
La première question est évidemment : Où habite Wilfred ? Les touristes veulent aussi voir (et toucher) le bateau de la désormais célèbre famille acadienne.

La grande majorité de ces touristes sont des Québécois.

Et les propriétaires des hôtels et gîtes du village sont ravis, plusieurs d’entre eux affichent complet. C’est le cas notamment au Complexe Les Deux Rivières, où l’on surfe sur la vague de popularité de Wilfred. Les 50 chalets qu’il loue sont presque tous réservés jusqu’à la fin de l’été.

«On a été pris de cours, en neuf semaines nous sommes devenus le village d’une vedette», indique la propriétaire du complexe Rhéaldine Robichaud.

Pas de souvenirs ni de t-shirts
Madame Robichaud aimerait vendre des t-shirts ou des souvenirs de Wilfred mais les Productions J interdisent la vente de matériel promotionnel. «Les touristes le réclament», déplore-t-elle.

Selon le directeur des communications des Productions J, Louis Noël, aucune demande officielle n’a été formulée.

«Ils n’ont qu’à placer une demande et nous discuterons», indique monsieur Noël.

Mais indépendamment de la vente de matériel, on souhaite à Tracadie-Sheila que la Wilfredmania dure plus qu’un été.

«Les gens visitent encore Paquetteville pour d’Édith Butler», souligne Rhéaldine Robichaud.

Des visiteurs jusque dans son lit!
Deux cent soixante-quinze appels par jour, des centaines de visiteurs qui cognent à sa porte : c’est le lot quotidien d’Argentina LeBouthillier, la mère de Wilfred.

Depuis quelques jours, c’est la folie.

La Tournée Star Académie était à Bathurst au Nouveau-Brunswick le week-end dernier et les fans, dont plusieurs Québécois venus visiter la région de Wilfred, sont nombreux à se rendre chez les LeBouthillier à Tracadie-Sheila.

«Ils viennent cogner à ma porte. La semaine passée, il y en avait une centaine qui espéraient voir Wilfred après son spectacle», dit Argentina, la mère de Wilfred.

Elle ne se dit pas excédée par tant d’attention mais elle avoue être essoufflée. «Je suis reconnaissante car c’est le public qui a choisi Wilfred. Je suis heureuse de voir les gens.»

Afin d’endiguer le flot de visiteurs, Argentina rivalise de petits trucs : «Je mets une pancarte sur la porte pour dire que je suis absente, ça me laisse le temps de prendre ma douche !» dit-elle.

Indécence
La plupart des fans souhaitent photographier la maison d’enfance de Wilfred, de l’extérieur. D’autres volent des trèfles sur le terrain de la résidence familiale. Une femme en a même pris 84, qu’elle a fait plastifier pour un groupe de personnes âgées dont elle s’occupe.

Toutefois, certaines demandes frisent l’indécence. C’est ainsi que des touristes ont demandé la permission de se coucher dans le lit de Wilfred. «Ils veulent rentrer dans la maison et voir sa chambre, au début je les laissais entrer mais maintenant je suis plus méfiante. Si ça continue comme ça, je vais devoir cacher les bobettes de Wilfred !» s’exclame Argentina.

Rencontrer les fans
Elle continuera à répondre aux questions des touristes de son perron. «Ça me fait plaisir de parler de son enfance», dit-elle la voix enjouée.

Les touristes pourront aussi signer un livre de souvenirs qui sera remis à Wilfred après sa tournée.

Argentina ouvrira toujours sa porte pour le public, mais avec modération et parcimonie. «J'ai parfois l’impression qu’on est plus occupé que l’oratoire Saint-Joseph du frère André ! Si je travaillais pour Kodak, je deviendrais riche !», s’exclame-t-elle.

Notez que les visites d’Argentina sont entièrement gratuites.


Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos