Alex Perron se dit victime de menaces

Controverse - Alex Perron se dit victime de menaces

 

Dernière mise à jour: 04-03-2013 | 15h11

Un autre humoriste doit revenir sur ses propos: Alex Perron, qui était l'invité de Ça finit bien la semaine, vendredi dernier, a tenu à s'expliquer sur sa page Facebook, lundi, pour une anecdote qu'il a racontée sur le plateau de l'émission de TVA relativement aux manifestants du printemps érable 2012.

Alex Perron dit être dépassé par la controverse dans laquelle il se retrouve et il dénonce les «menaces violentes et homophobes» dont il est victime depuis le week-end dernier.

«Pendant la crise étudiante, je n'ai jamais fait autant d'urticaire de toute ma vie, avait soutenu Alex Perron à Ça finit bien la semaine, en disant détester être en retard. Un soir, je suis passé avec mon "char" à travers les gens qui défilaient. Je me suis dit: "Si j'en frappe un, ça ne me dérange même pas". Un gars s'est arrêté devant ma voiture, j'ai un camion; il m'a fait un signe, j'ai baissé ma vitre et j'ai dit: "Ou tu te tasses ou je te jure que je te passe dessus".»

Ces propos ont provoqué l'ire de Gabriel Nadeau-Dubois, l'ancien leader étudiant de la CLASSE, qui les a qualifiés d'«inacceptables» sur Twitter samedi soir. «Alex Perron avoue une agression envers des manifestants lors de la [grève générale illimitée]; les animatrices rigolent. Inacceptable», avait écrit Gabriel Nadeau-Dubois.

Lundi, Alex Perron a partagé une mise au point sur sa page Facebook: «Habituellement, je ne fais pas ce genre de chose parce que plus on veut se justifier plus c'est pire. Mais là, j'ai l'impression que je dois le faire. Donc. J'étais à un coin de rue depuis plusieurs minutes, j'ai attendu qu'il y ait un grand espace entre les manifestants et oui, j'ai traversé avec ma voiture à peu près à une vitesse de 10 km/h. NON, je n'ai PAS foncé sur PERSONNE. J'ose croire que j'ai plus d'intelligence que ça! Arrivé de l'autre côté, un manifestant s'est arrêté devant ma voiture. J'ai baissé ma vitrine et je lui ai demandé de se tasser de façon sèche. Il est resté devant ma voiture une trentaine de secondes puis s'est tassé et chacun a pu continuer sa route. Fin de l'incident!

«Non ce n'était pas l'idée du siècle, je le reconnais. Mais oui, j'étais exaspéré. C'était la quatrième fois dans la même semaine que je n'arrivais pas à me rendre au boulot à temps. Contrairement à ce que croient les manifestants, la terre ne tourne pas qu'autour d'eux. Les autres personnes ont aussi des responsabilités… et des droits. Peut-être que ma blague à la fin de l'entrevue n'était pas la meilleure ni la plus appropriée, mais croyez-moi, c'est de la très petite bière en comparaison aux menaces violentes et homophobes que j'ai reçues depuis les 48 dernières heures sur Facebook et Twitter. Merci de m'avoir lu, fin de l'histoire et passons à un autre appel!»

M. Nadeau-Dubois avait finalement affirmé samedi soir que le mot «agression» était mal choisi et qu'il ne voulait pas faire de procès à l'humoriste, qui s'était défendu à la suite des commentaires de l'ancien leader étudiant. Selon GND, les propos d'Alex Perron demeurent toutefois «pas banals».


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