Joie et inquiétude pour Kate Middleton

Hospitalisée - Joie et inquiétude pour Kate Middleton

 

Dernière mise à jour: 04-12-2012 | 09h36

LONDRES - L'annonce de la grossesse de Kate a ravi le Royaume-Uni, toutefois préoccupé mardi par l'état de la jeune femme qui a passé sa première nuit à l'hôpital, et soucieux de mener les changements institutionnels nécessaires pour que l'enfant, fille ou garçon, accède au trône.

Plus d'un an et demi après leur somptueux mariage, le prince William et son épouse Kate, tous deux âgés de 30 ans, ont annoncé lundi qu'ils attendaient leur premier enfant, en troisième position pour accéder au trône d'Angleterre.

Une nouvelle qui a enchanté le royaume et fait la une de la quasi-totalité de la presse britannique, y compris du Guardian, quotidien de gauche antimonarchiste. Le Daily Telegraph, royaliste, s'interrogeait lui sur une possible grossesse gémellaire.

Les félicitations ont continué à affluer mardi du monde entier. Après celles la veille du premier ministre britannique David Cameron et du président américain Barack Obama, c'était notamment au tour du chef de gouvernement australien, Julia Gillard, de saluer cette grossesse qui «va apporter de la joie à tellement de gens partout dans le monde». Son homologue néo-zélandais, John Key, a qualifié l'annonce de «fabuleuse».

Le frère du prince William, Harry, actuellement déployé en Afghanistan en tant que pilote d'hélicoptère, a quant à lui été informé par mail de son futur statut d'oncle. Cette naissance lui fait perdre une place dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre.

Cet heureux événement a cependant été assombri par l'hospitalisation à l'hôpital King Edward VII, dans le centre de Londres, de Kate, en raison d'«hyperémèse gravidique», une forme sévère de nausées et de vomissements.

Une hospitalisation qui a précipité l'annonce de la grossesse, qui en est à «ses débuts», selon le palais, sans plus de précisions.

L'hyperémèse, qui désigne dans le vocabulaire médical des vomissements continuels, survient notamment pendant les trois premiers mois d'une grossesse.

«Son Altesse royale doit rester à l'hôpital pendant plusieurs jours et aura besoin d'une période de repos après», a encore indiqué le palais.

Après avoir dormi dans son appartement du palais de Kensington, le prince William, fils aîné de Charles et Diana et deuxième dans l'ordre de succession au trône, est revenu mardi en fin de matinée au chevet de son épouse. Pippa, la soeur de Kate, et ses parents sont également attendus dans la journée, selon les médias britanniques.

La nouvelle relance la nécessité de finaliser la réforme des règles de succession qui prévoient toujours qu'une fille du prince William ne pourra «accéder au trône que si elle n'a pas de frère», a expliqué à l'AFP le professeur Rebecca Probert, du département de droit de l'université de Warwick.

Pour modifier ces règles vieilles de plus de 300 ans, il fallait le feu vert des 16 pays du Commonwealth, dont la reine Elizabeth II est le chef d'État. Ce qui a été obtenu en octobre 2011 lors d'une réunion en Australie.

Reste maintenant à faire adopter la réforme dans chacun des 16 pays. Lundi, le vice-Premier ministre britannique, Nick Clegg, a indiqué que son gouvernement mettait «les dernières touches» à cette proposition de loi qui amènera, selon lui, un «grand, grand changement».

La grossesse de Kate, dont le bébé est attendu au printemps, ne devrait que renforcer un peu plus la popularité record dont jouit déjà la monarchie britannique. Des millions de Britanniques ont en effet célébré dans la liesse le jubilé de diamant de la reine Elizabeth, qui, à 86 ans, a fêté ses soixante ans de règne.


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