Geneviève Sabourin arrêtée

New York - Geneviève Sabourin arrêtée

 

Avec Marie-Joëlle Parent

Dernière mise à jour: 28-11-2012 | 09h20

NEW YORK – Les déboires judiciaires new-yorkais de Geneviève Sabourin se sont aggravés mardi. À l'issue de sa comparution en Cour, elle a été arrêtée, menottée et détenue toute la journée. C'est derrière les barreaux que la comédienne québécoise devait passer la nuit avant de comparaître de nouveau mercredi matin.

Selon l'avocat de Geneviève Sabourin, le procureur compte demander une caution pour sa libération. On ignore pour l'instant le montant, mais ça pourrait aller jusqu'à 3000$.

On connaîtra à cette occasion la raison de cette nouvelle arrestation, qui en a surpris plus d'un à la sortie du tribunal. L'actrice n'aurait pas respecté l'ordonnance de protection qui l'empêche de contacter Alec Baldwin et sa femme, Hilaria Thomas. Une série de micromessages envoyés sur le compte Twitter de la femme de Baldwin l'aurait mise dans l'eau chaude.

«C'est ce que je présume», a dit l'avocat de Sabourin, Rick Pasacreta.

«Je suis arrêtée, je ne sais pas pourquoi, je n'ai rien fait de mal», a déclaré l'actrice, visiblement ébranlée, au moment de son arrestation dans un corridor du palais de justice où elle se trouvait dans le cadre des procédures intentées contre elle dans un cas de harcèlement à l’endroit du comédien américain Alec Baldwin.

«On m’arrête comme si je n’avais aucun droit humain aux États-Unis, mais je dois obtempérer», a-t-elle ajouté, les menottes aux poignets alors qu'elle était escortée par les détectives. L’un d'entre eux tenait son sac Louis Vuitton.

«Ne parle pas aux détectives, voici ma carte». C'est tout ce que son nouvel avocat a eu le temps de lui dire avant que les portes de l'ascenseur ne se ferment.


La saga Geneviève Sabourin

Après avoir été détenue une partie de la journée par le Service de police de la Ville de New York dans un poste de police du Upper West Side, elle est revenue au tribunal vers 20 h. Selon son avocat, une ambulance a été appelée au poste lors de sa détention, mais la Québécoise n'a pas été transportée à l'hôpital.

C'est dans une cellule entourée d'autres détenues qu'elle devait passer la nuit. Son avocat n'a pas pu la voir, mais il a pu lui remettre un bout de papier sur lequel il a indiqué qu'elle pouvait lui téléphoner en tout temps et que son chien à l'hôtel se portait bien.

«Ils vont lui donner un sandwich et quelque chose à boire, c'est à peu près tout», a-t-il indiqué.

Théâtral

L'audience qui a précédé son arrestation fut théâtrale. C'était la première fois que Geneviève Sabourin, 40 ans, s'adressait au juge depuis le début des procédures judiciaires il y a huit mois. Émotive, elle a interrompu le juge à plusieurs reprises, ne répondant pas à ses questions, tentant plutôt d'expliquer le calvaire financier (elle a dit avoir plus de 100 000 $ de dettes), professionnel et émotionnel dans lequel elle se trouve.

«Ma vie est détruite, ma famille est détruite», s’est-elle plainte.

Le juge lui a répété qu’elle avait la parole afin de s’expliquer sur ce qui allait advenir de sa défense et qu’elle était en train d’aggraver son cas. «Vous en avez dit assez», a-t-il dit à un moment.

À la fin des procédures, la comédienne s’est avancée vers le procureur pour lui dire quelque chose, mais elle a été réprimandée par les agents de sécurité. Avant d'être escortée vers la sortie, elle a crié «I want a resolution» (je veux que mon cas soit résolu). «Step out! Step out!» (Sortez!), ont crié les agents.

Son avocat se désiste

L'avocat américain qui la représentait depuis huit mois Pro Bono, Maurice Sercatz, a dit au juge Marc J. Whiten que la collaboration ne pouvait plus se poursuivre, parce qu'elle n’a pas les moyens de le payer et qu’elle traitait de la cause dans les médias. «Contrairement à mon avis, Mme Sabourin sent que c'est une bonne idée de parler de la cause à la télévision et sur Twitter», a-t-il regretté.

Le juge Whiten lui a alors attribué un nouvel avocat, Rick Pasacreta, payé par l’État de New York. S'il y a procès, l'actrice n'aura rien à payer.

Le juge a fixé la date de la prochaine comparution au 19 décembre prochain. Selon Me Pasacreta, si elle perd son procès, elle pourrait faire face à une peine de prison d'un an.



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