Le témoignage de Manuel Tadros

Symposium de recherche sur le diabète - Le témoignage de Manuel Tadros

 

Marie-France Pellerin

Dernière mise à jour: 03-04-2011 | 20h03

MONTRÉAL – Artiste prolifique et porte-parole de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile (FRDJ) depuis 12 ans, Manuel Tadros a livré un témoignage inspirant lors du Symposium de recherche sur le diabète, dimanche après-midi au Fairmont Le Reine Élizabeth, à Montréal.

Vivant avec le diabète de type 1 depuis maintenant 41 ans, l’auteur-compositeur-interprète et comédien n’en a pas moins mené une impressionnante carrière.

Manuel était un jeune sportif émérite de 13 ans lorsque la maladie l’a foudroyé, et il a mis beaucoup de temps à accepter cet indésirable «colocataire»: «Je me suis rebellé contre le diabète. Je ne faisais pas attention à ce que je mangeais. J’ai fait le con pendant une bonne dizaine d’années. Heureusement, j’étais sportif. Je réussissais ainsi à m’en tirer à bon compte, car le médicament le plus important, c’est le sport.»

Le diabète de type 1 étant une maladie auto-immune, le système immunitaire de la personne atteinte attaque et détruit les cellules productrices d’insuline du pancréas. Manuel, qui est insulino-dépendant doit alors vérifier plusieurs fois par jour le taux de sucre dans son sang à l’aide d’un glucomètre et s’injecter quotidiennement près d’une dizaine de doses d’insuline. «Après l’âge de 50 ans, le diabète est plus difficile à contrôler, car le corps s’habitue à l’insuline. Il en faut donc plus, et on doit vraiment faire attention à ce qu’on mange.»

Pour Kim Lacombe, directrice collecte de fonds et développement de la FRDJ, la maladie est source d’énormes responsabilités et de stress. C’est que non seulement son conjoint est atteint de diabète de type 1 depuis l’âge de quatre ans, mais aussi son fils de six ans, à qui on a diagnostiqué la maladie l’été dernier.

«Quand on sort, on doit prévoir l’heure à laquelle il va manger et s’il aura besoin d’injections d’insuline. Il a commencé l’école en septembre. Il nous a donc fallu former le personnel. Je me lève toutes les nuits, à 3 h, pour prendre son taux de sucre et m’assurer qu’il ne soit pas en hypoglycémie. Chez un enfant, si le cerveau manque trop souvent de sucre, son développement normal peut être affecté.»


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