SUR LA LUNELe compte à rebours est commencéDany Bouchard Le Journal de Montréal 24-07-2009 | 07h02
Du Centre spatial Johnson à Houston, au Texas, où il complète une partie de sa formation, le fondateur du Cirque du Soleil s'est dit jusqu'à maintenant ravi de son expérience, malgré un entraînement des plus exigeants. Guy Laliberté prenait place aux côtés des deux autres membres de l'équipage formant l'Expédition 21, soit l'ingénieur de vol Jeffrey Williams, de la NASA, et le commandant Maksim Surayev, de l'Agence fédérale spatiale russe. Souriant, l'homme d'affaires québécois a louangé ses deux compagnons de voyage, avec qui il dit «se sentir en pleine confiance». Guy Laliberté a plus tard confié qu'il ne voulait surtout pas être un fardeau pour eux. «C'est quelque chose dont j'ai discuté avec Jeff et Max. C'est l'une des mes premières préoccupations», a-t-il admis. «Le premier objectif que je me suis donné, c'est d'être capable de m'occuper de moi-même, pour ne pas être un fardeau pour mes coéquipiers. Je fais partie d'une expédition et j'entends bien m'intégrer de belle façon.» Les deux partenaires de Guy Laliberté ont d'ailleurs eu de bons mots à son égard. «Il est très prêt, tant physiquement, que mentalement et émotionnellement», a souligné Jeffrey Williams. «Il est chargé d'une énergie tellement positive. C'est vraiment un bon gars», a pour sa part ajouté Maksim Surayev. Pas un billet de première classeLe départ de la mission à bord du vaisseau Soyouz TMA-16 est prévu le 30 septembre prochain. «Je suis sur un cruising speed, et petit train va loin, a dit Guy Laliberté au sujet de son calme apparent. Je suis en paix avec moi-même et je pense que l'émotion va aller en s'intensifiant avec l'approche du départ, surtout lorsque je pense à ma famille.» Au sujet de ses cinq enfants, Guy Laliberté a d'ailleurs précisé qu'ils vivaient tous «l'expérience de façon différente». «Ils ont des âges différents. [...] Les enfants sont des collaborateurs, [...] ils me supportent», a-t-il dit, en précisant avoir évalué tous les dangers de la mission avant de signer son contrat avec Space Adventure. «Je ne me suis pas acheté un billet première classe pour Paris. Je connaissais les dangers avant de signer», a-t-il dit. À Houston, où il passe quelques jours, et à Moscou, où il s'entraînera d'ici le départ, Guy Laliberté parle d'une charge de travail considérable, compte tenu du peu de temps qui le sépare du lancement. «L'entraînement a été jusqu'à maintenant théorique, et aussi physique. Là, on embarque dans la deuxième phase qui sera surtout de faire l'intégration avec les simulateurs. «J'ai des semaines bien remplies. [...]C'est beaucoup de travail, beaucoup d'étude, mais beaucoup de plaisir aussi.» L'écussonJusqu'à maintenant, l'homme d'affaires se dit particulièrement impressionné par la précision des systèmes de sécurité, la planification des mesures d'urgence et le dévouement de ses collègues astronautes. «C'est incroyable ce que ces astronautes doivent passer avant un vol . C'est des années de formation», a-t-il rappelé. Au sujet du poème qu'il compte lire une fois dans l'espace pour sensibiliser la population à l'importance de l'eau, Guy Laliberté a précisé qu'il en dévoilerait les détails au début du mois d'août. L'équipage a aussi profité du point de presse d'hier matin pour dévoiler l'écusson officiel de la mission. Le dessin a été réalisé par une jeune étudiante de 14 ans, Nastya Mestyashova, de la région d'Orenbourg, en Russie. Il montre un cosmonaute tenant trois étoiles, pour chacun des membres du vaisseau. Une petite goutte d'eau, symbole de la Fondation One Drop de Guy Laliberté, a aussi été intégrée à l'ensemble. |