MICHAEL JACKSON - LES ADIEUXSa fille a fait chavirer les coeursLe Journal, Reuters, AFP et AP 08-07-2009 | 04h23
La cérémonie d'adieu à Michael Jackson qui s'est tenue hier n'avait rien du spectacle bizarre ou extravagant que certains redoutaient. C'était plutôt un hommage émouvant et sobre, que Paris, sa fille de 11 ans, a clôturé en touchant le public droit au coeur. L'enfant s'est approchée du micro à la fin de la cérémonie qui se tenait au Staples Center de Los Angeles, dans une ambiance de recueillement digne d'une église. «Depuis que je suis née, papa a été le meilleur père que l'on puisse imaginer. Je voulais seulement dire que je l'aimais tant», a dit en larmes la petite fille aux cheveux châtains, avant de se réfugier dans les bras de sa tante Janet. Le moment était d'autant plus touchant que l'enfant, ainsi que ses frères Prince Michael, douze ans, et Prince Michael II, sept ans, n'avaient guère été vus en public ces dernières années. Leur père prenait soin de masquer leur visage pour les protéger des paparazzi. Mandela a pleuréPlusieurs moments forts ont jalonné ces deux heures et demie de cérémonie, dans cette salle archi-comble où était exposé le cercueil du roi de la pop, recouvert d'or et de fleurs rouges. Les souvenirs de son amie Brooke Shields, les adieux de Stevie Wonder et de Lionel Ritchie, ainsi que la présence des frères Jackson, tout de noir vêtus et portant un gant blanc à la main droite, ont contribué à rendre la cérémonie fort émouvante. L'hommage s'est ouvert avec la lecture d'un message de Diana Ross, son amie proche qui avait préféré se tenir à l'écart, suivi d'un autre de Nelson Mandela. L'ex-président sud-africain a avoué «avoir pleuré [la mort de Jackson] avec les millions de fans à travers le monde.» Des chansons, interprétées par Usher, Mariah Carey, Jennifer Hudson, ainsi que Jermaine Jackson, le plus célèbre de ses frères, ont aussi été entendues. Il n'y a pas eu de moonwalk, ni de danseurs, ni de reprises endiablées des tubes du roi de la pop. L'hommage se voulait recueilli, émouvant et élogieux, à l'image d'une famille en deuil pleurant la disparition prématurée de l'enfant prodige. «Votre papa n'était pas bizarre»Le révérend Al Sharpton a déclamé un hommage à la manière d'un sermon enflammé. Il a aussi lancé un message aux enfants de Michael Jackson, ce qui lui valut une ovation debout. «Votre papa n'avait rien de bizarre, a assuré Sharpton. Il a dû gérer des choses bizarres, mais il les a gérées.» «Michael est monté au firmament, a-t-il poursuivi. À chaque fois qu'on l'a mis par terre, il s'est relevé. À chaque fois qu'on ne comptait plus sur lui, il revenait. Michael ne s'est jamais arrêté, jamais, jamais», a martelé le révérend d'une voix puissante, en soulignant le rôle du chanteur dans l'émancipation des Noirs aux États-Unis. |