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CRITIQUES

Pas de quoi s'en faire

Marie-Joëlle Parent
Le Journal de Montréal
11-02-2008 | 11h49
L'Âge des ténèbres qualifié de «film de vieux con», Stéphane Rousseau de «transparent» dans le film Astérix aux Jeux olympiques... les médias français commencent-ils à être saturés des artistes québécois?

On entend souvent dire que les artistes québécois envahissent la France. C'est surtout vrai pour les chanteurs comme Lemay, Garou, Boulay et Dion. Des habitués de l'Olympia.

«C'est un beau compliment si on dit qu'on est devenu envahisseur», répond plutôt Wilfrid Guy Licari, délégué général du Québec à Paris.

Depuis quelque temps, on a l'impression que les critiques négatives à l'égard d'artistes québécois sont plus nombreuses.

Yves Lefebvre, conseiller culturel, voit la chose avec optimisme. «Ça veut dire qu'on est rendu au même niveau que les grands artistes français et qu'on est jugé selon les mêmes critères.»

Il croit aussi qu'il faut relativiser. Si les humoristes et les chanteurs sont très nombreux, les écrivains et les artistes en arts visuels sont beaucoup moins présents.

«Il faut aussi développer les arts numériques. Même si on est un leader dans le monde, les réseaux sont à établir, on en est aux balbutiements», dit-il.

Les festivités du 400e anniversaire de Québec risquent de créer un engouement encore plus grand autour des artistes québécois.

«J'ai sur mon bureau une liste de 12 villes, certaines dont je n'ai jamais entendu parler, qui ont décidé de faire une semaine du cinéma québécois. Elles veulent qu'on leur envoie des films!» s'étonne Yves Lefebvre.

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