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MICHAEL DOUGLAS RAPPELLE L'IMPORTANCE DE L'ÉVÉNEMENT

Un apôtre de la paix pour la vie

Agnès Gaudet
10-11-2007 | 10h41
Michael Douglas compare le Sommet de Montréal à un baromètre qui rassemble les gens et garde les objectifs du millénaire de l'ONU vivants.

L'acteur américain, qui s'implique en faveur du désarmement - armes à feu et nucléaires - depuis 25 ans, s'est dit hier fier de participer au Sommet du millénaire de Montréal. Lors d'une courte conférence, très sérieux et chic dans un habit gris, avant son allocution devant une salle de quelques milliers de personnes, il a rappelé que déjà, à sa deuxième année, l'événement est comparé à un Davos humanitaire.

Pour Michael Douglas, le Sommet de Montréal et un endroit propice au dialogue. Selon lui, une situation unique se dessine en ce moment sur la planète. «Pas seulement aux États-Unis, a-t-il spécifié, mais bientôt il y aura des élections majeures partout dans le monde. Si des organisations comme celle-là (le Sommet) peuvent coordonner et déléguer, il pourrait y avoir des changements dramatiques dans les deux, trois ou quatre prochaines années.»

Pourquoi pas à Saint-Jovite?

Sur une note plus légère, Michael Douglas confirmait hier qu'il est depuis trois ans propriétaire dans la région de Mont-Tremblant. L'acteur a même pris la peine de préciser la ville de Saint-Jovite.

«Pourquoi le Québec?» a demandé un journaliste.

«Pourquoi pas?» a à son tour questionné Douglas avec un bel accent. Ici, c'est un endroit magnifique, de great culture, good ski, great food, beaucoup de lacs et d'eau, a good spot.»

Sur scène, Michael Douglas a raconté le long cheminement qui l'a mené au rôle de messager de paix, en décrivant comment à l'âge de cinq ans il a été témoin pour la première fois d'un geste de paix lorsque ses parents séparés (dont son père Kirk) et diamétralement opposés s'étaient fait la bise.

John Lennon

Il a aussi rappelé l'époque très peace où il était étudiant à l'université en Californie, ses premiers pas dans le métier, son premier gros succès de producteur avec le film One Flew Over the Cuckoo's Nest, puis le jour où il a appris la mort de John Lennon. Dès lors, il s'est dévoué au contrôle des armes à feu et nucléaires.

«Mon instinct me dit que nous sommes en période de paix et vous pouvez aider, a-t-il conclu. Je vais continuer à faire des films aussi longtemps que vous aurez envie de me voir et je vais continuer à travailler pour la paix aussi longtemps que je vais vivre.»

«Ce qu'ils ont dit...»

«Il n'y a aucune guerre propre, tout est fait pour des raisons sales. On ne sait pas ici ce que c'est la guerre. C'est une bonne chose. Moi, j'ai été y faire un tour. En Bosnie avec l'armée... Je vais essayer de ne pas trop raconter d'horreurs. Pas ici. Là-bas, je voulais filmer la ville, le stade de Sarajevo... la colline toute blanche derrière qu'ils appellent Snow Hill mountain. Je me doutais bien qu'elle n'était pas blanche pour rien, qu'il y avait une raison pas agréable à ça. Je me suis approché et j'y ai distingué toutes ces croix, tellement proches l'une de l'autre que ça fait tout blanc. Il n'y a plus de place pour enterrer les morts, alors ils les enterrent debout.»

- Dan Bigras, avant de réciter un grand poème en faveur de la paix et de chanter.

«Quand je vois 150 chefs d'entreprise au Canada qui ont des bonnes propositions de plan environnemental rigoureux, quand je vois des hommes comme Arnold Schwarzenegger arriver avec le plan le plus progressif aux États-Unis, quand je vois un gars comme Patrick Huard contacter les syndicats et les entreprises pour que 1% de nos salaires aille aux causes humanitaires, je jubile.»

- Vincent Graton, accompagné en coulisse de sa conjointe France Beaudoin et de leur fiston.

«Desmond Tutu a vu le plus beau et le plus laid sur la Terre et il parle comme un jeune de 15 ans, comme moi à l'époque où je croyais que je pouvais avoir des ailes comme un aigle et voler. Lui, il a 75 ans et il y croit encore. Je ne sais pas ce qui s'est passé depuis que j'ai eu 15 ans, mais je vais essayer de faire comme lui et d'y croire encore.»

- Patrick Huard, porte-parole du Sommet.

«On est là parce que l'idée de changer le monde n'a rien d'impossible, que ça n'a rien de douteux. On est là aussi pour montrer ce qu'il y a de beau dans la future génération qu'on veut protéger. Avec le début du XXIe siècle, il faut apprendre comment ajuster le capitalisme sauvage sans éliminer la prospérité, mais la pauvreté.»

- Gregory Charles, qui est monté sur scène avec un groupe de jeunes chanteurs.

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