BRAD PITT - ANGELINA JOLIELe couple de l'année 2006par Marie-Joëlle Parent Journal de Montréal 31-12-2006 | 11h56
People, la bible des magazines à potins, a sacré les Jolie-Pitt famille de l'année. Stars de cinéma, citoyens du monde et adeptes de l'adoption internationale, certains les tiennent responsables du petit baby-boom hollywoodien. Une chose est sûre, ils redessinent le portrait traditionnel de la famille. Analyse de l'image de ce couple qui fascine. «Je leur donne cinq étoiles.» C'est le verdict d'Evangelia Souris, conseillère en image, chez Optimum International, une firme de Boston qui travaille auprès de politiciens et sportifs professionnels. John F. Kennedy et Jackie, Elizabeth Taylor et Richard Burton, chaque époque a son couple mythique. En 2006, celui de Brad Pitt et Angelina Jolie est sans surprises celui qui a fait vendre le plus de copies de magazines à gros titres, mais aussi de publications mode respectées comme Harpers Bazaar, Vogue et W. Pourquoi tant de fascination? «Ce sont des Sex icons avec des valeurs familiales. Des stars avec de la substance», explique Mme Souris. Fait plutôt rare sur Sunset boulevard... La famille Jolie-Pitt, tous deux divorcés, c'est un peu le concert des nations et le reflet de la société actuelle, éclatée et multiculturelle. Ils ont adopté un enfant du continent africain, Zahara, un autre de l'Asie, Maddox, et la toute dernière, la petite Shiloh, est née de leur union. On dirait une carte postale grandeur nature de l'UNICEF. «C'est une image fantastique parce que ça élimine les frontières», poursuit Mme Souris. «Ils montrent qu'une famille non traditionnelle peut être unie, même hors mariage. Ils éloignent les tabous», poursuit Mme Souris. Globe-trotters À suivre les frasques des Jolie-Pitt dans les magazines, on pourrait croire qu'ils ont passé 2006 dans les avions. Ils ont relancé la tendance globe-trotter et ont au moins le mérite d'attirer l'attention sur le continent oublié, l'Afrique. Leur maison, c'est aussi bien la Namibie où Angelina a donné naissance, l'Inde, Paris ou l'Angleterre. Ils ont passé Noël en Colombie à donner des cadeaux aux jeunes enfants réfugiés. Bien sûr ils voyagent en famille, et tout semble simple. «Ils ont des tonnes d'assistants et des nannies !», précise Mme Souris. C'est sans doute pour cette raison qu'ils ont le temps de participer entre deux tapis rouges à une mission humanitaire de l'ONU ou à la reconstruction de La Nouvelle-Orléans tout en poursuivant leur cours de pilotage... De wild à sainte Autre fascination, le virage à 180 degrés d'Angelina Jolie. Passé wild, histoires homosexuelles, mutilations, bref on la classait dans un univers plutôt sombre. Mais voilà qu'on lui dessinerait une auréole de sainte. Ambassadrice de l'ONU, un peu comme l'a fait Audrey Hepburn avec l'UNICEF jusqu'à la fin de sa vie, «Angelina Jolie montre au monde qu'elle est mature et responsable. C'est pourquoi elle donne toutes ces entrevues à Vogue et People», soutient Mme Souris. Est-ce une attitude hypocrite ou une opération de relations publiques? «Non, je pense qu'elle est le type de personne qui ne fait pas les choses pour la presse, elle a déjà montré au monde qu'elle ne se souciait pas de ce qu'on pensait d'elle. Elle est une des rares célébrités plutôt honnêtes», soutient Mme Souris. Et malgré la controverse entourant la rupture de Brad Pitt et Jennifer Aniston, l'image de briseuse de mariage n'a pas collé à la peau de Jolie. Étrange puisque les journaux à potins recherchent toujours un bon et un méchant. Bref, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, la famille Jolie-Pitt gagne au moins deux étoiles, une pour redorer le blason de la famille et une autre pour son ouverture sur le monde. Si le couple Jolie-Pitt se fait attribuer cinq étoiles, à l'opposé du spectre se trouve le couple Tom Cruise et Katie Holmes. «Pour toute cette histoire de l'Église de scientologie et parce que 25 pages de photos dans Vanity Fair pour montrer leur bébé c'est trop, ça sent le coup monté», affirme Evangelia Souris, conseillère en image de Boston. |