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Promesse du millénaire - Patrick Huard, le Bono du Québec

PROMESSE DU MILLÉNAIRE

Patrick Huard, le Bono du Québec

David Patry
Le Journal de Montréal
07-11-2006 | 07h43
Patrick Huard, le Bono du Québec? C'est du moins ce qu'affirme Daniel Germain, l'homme à l'origine du Club des petits déjeuners du Québec, qui a demandé au comédien d'être le porte-parole de la conférence Promesse du millénaire.

C'est grâce à ses idées qu'il n'hésite pas à exprimer que Daniel Germain a choisi Patrick Huard comme porte-parole d'un événement visant à éradiquer la pauvreté chez les enfants.

«Il arrive un temps dans la vie où tu en viens à prendre conscience de ce qui se passe en dehors de ta petite bulle», affirme Patrick Huard pour justifier son implication, lui qui a embrassé la cause des jeunes il y a plusieurs années et qui s'implique depuis cinq ans avec le Club des petits déjeuners.

«Mais je ne pense pas que les enfants, ce soit une cause. C'est plutôt une responsabilité», précise-t-il.

Il s'agit tout de même d'un grand honneur pour le comédien et humoriste de servir de porte-parole à une conférence mettant en vedette l'ex-président des États-Unis Bill Clinton de même que Jeffrey Sachs, auteur du best-seller The End of Poverty.

La tâche de Patrick Huard est d'apporter une touche de «local» dans cette conférence qui se veut mondiale et qui vise à positionner Montréal comme un joueur important de la lutte à la pauvreté.

Et comme il le dit lui-même, lorsque les conférenciers quitteront la ville et continueront à prêcher pour la cause un peu partout dans le monde, il restera ici pour continuer à en parler et pour sensibiliser la population.

Parce qu'au-delà des belles paroles, Patrick Huard s'est mis dans la tête de changer la philosophie de la population face à la pauvreté.

«Quand j'étais jeune, mon père pouvait boire une bière en conduisant. Aujourd'hui, ça serait impensable», affirme l'humoriste, qui souhaite que dans quelques années, il sera tout aussi impensable d'imaginer que des jeunes aient pu, un jour, ne pas manger à leur faim.

L'objectif ultime étant d'éliminer la pauvreté d'ici à 2015. Un objectif ambitieux, mais auquel Patrick Huard tient dur comme fer.

Et à l'écouter parler de l'importance que l'on doit donner aux enfants, nul doute que qu'il restera impliqué jusqu'à ce que cette victoire soit acquise.

Dans ses yeux, on décèle la même étincelle que celle dans ceux de Dan Bigras lorsqu'il parle du Refuge des jeunes de Montréal. C'est peu dire.

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