SON OPéRATION REMISE, BOULE NOIRE DEVRA REPRENDRE SES TRAITEMENTS DE CHIMIOTHéRAPIETout recommencer Agnès Gaudet Le Journal de Montréal 07-07-2006 | 08h59
Atteint d'un cancer colorectal, Georges Thurston, victime du système hospitalier, doit encore attendre avant de pouvoir subir l'opération tant souhaitée.
Boule Noire devait être opéré au colon et au foie, où on a aussi décelé des cellules cancéreuses. Il attendait de connaître la date de son hospitalisation, qui, croyait-il, serait fixée avant la fin du mois de juin. Ayant subi avec succès un traitement de chimiothérapie pour réduire la tumeur avant l'opération, il était plein d'espoir. Mais la confirmation de la date d'opération ne venait pas, même si, selon les informations qu'il a obtenues, elle ne pouvait dépasser huit semaines après ces traitements.
Après maintes démarches, Boule Noire doit se résigner à reporter l'opération à l'automne et à reprendre les difficiles traitements de chimiothérapie préparatifs.
Match de ping-pong
Ce qui s'est passé, même sa partenaire d'affaires, Loraine Cordeau, qui veille aussi sur sa santé, ne peut vraiment l'expliquer. Elle parle d'une accumulation de malentendus, d'une multitude de coups de téléphone auprès des médecins traitants et des nombreuses secrétaires, d'un match de ping-pong. Si bien que la date limite de l'opération est dépassée.
Il était en assez bonne forme pour subir l'opération qui pourrait lui sauver la vie, il avait recommencé à composer des chansons pour son prochain album. Mais maintenant, tout est à recommencer. La douleur est revenue et les malaises qui accompagnent la chimiothérapie aussi.
«C'est peut-être un mal pour un bien, résume Loraine Cordeau. Georges réagit bien au médicament Avastin. Par contre, la chimio, c'est de plus en plus dur, mais il est très pieux et croyant.
«On ne blâme surtout pas le personnel hospitalier, précise Mme Cordeau, qui a pris la parole pour son ami, trop affaibli par le traitement reçu mercredi. Ils sont eux aussi victimes du système.»
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