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DINO TAVARONE ET CLAUDIA FERRI

Mondial: «Italien un jour, italien toujours!»

Agnès Gaudet
Le Journal de Montréal
05-07-2006 | 08h11
La fièvre du Mondial s'était emparée hier des comédiens Dino Tavarone et Claudia Ferri, qui vouent une passion peu commune au soccer: «Italien un jour, italien toujours !»

Ça grondait hier dans les cafés italiens de Montréal. Euphorique, Dino Tavarone, le parrain de la série Omertà, suit tous les matchs de soccer entouré de copains italiens «un peu fêtards» au café Firenze, rue Bélanger, et ne s'est pas gêné pour démontrer son enthousiasme envers l'Italie.

Né en Italie, où il a vécu jusqu'à l'âge de 16 ans, il est un fervent partisan de l'équipe italienne et n'hésite pas à klaxonner dans les rues pour faire savoir son allégeance. Il arbore aussi les couleurs de son pays d'origine avec un drapeau géant sur son balcon et d'autres plus petits achetés à prix d'or alors que l'Italie se classait en quart de finale.

«Je porte le chandail de l'Italie, le bracelet de l'Italie et j'ai l'Italie dans mon coeur», a-t-il dit, convaincu.

Pour Dino Tavarone, le mondial rapproche la communauté italienne de Montréal: «C'est comme à la guerre, dit-il, on est tous ensemble!»

Ça court vite

Dino Tavarone croyait fermement hier en début de match que l'Italie allait battre l'Allemagne, comme elle l'a toujours fait: «On (l'Italie) a des jeunes qui courent vite et qui sont très énergiques. C'est mieux que les grandes vedettes d'expérience», disait-il.

Le comédien a bon espoir que l'équipe italienne remporte le mondial si elle se retrouve en finale contre le Portugal ou la France: «Ce serait bien contre la France, ce serait une bonne vengeance», disait-il.

Gamin, Dino Tavarone jouait au soccer comme les petits Québécois jouent au hockey dès qu'ils peuvent chausser des patins: «Un garçon qui ne joue pas au soccer en Italie, ce n'est pas normal, dit-il. Le soccer est un sport très disciplinaire où la bagarre est interdite. Dès que tu tapes, tu es dehors pour la vie. C'est excellent pour les jeunes.»

Euphorique mais prudente

Pour Claudia Ferri, dont le père est né en Italien et dont l'oncle Octavio, qui jouait au soccer à un niveau avancé, lui montrait des «steppettes magiques», le Mondial est une occasion de renouer avec les racines. La comédienne s'entoure d'amateurs au Club social italien ou au Cafe Olympico, dans le Mile End, pour suivre les matchs, «un luxe», dit-elle. «Italien un jour, italien toujours!»

La comédienne se pavane fièrement dans le quartier de la Petite Italie en ces jours du Mondial. Elle se dit euphorique mais prudente quant aux prévisions. «À Montréal, dit-elle, le multiculturalisme est vraiment vivant et la rue appartient au pays gagnant. C'est magnifique.

«J'espère de tout coeur que l'Italie va gagner, disait-elle hier à quelques minutes du match. Ça va être drôle ce soir à mon retour à la maison. Mon voisin est allemand!» Drôle certainement pour elle puisque l'Italie a gagné hier en marquant deux points à la toute fin du match.

Dino Tavarone est de la série Providence, à Radio-Canada. Il a aussi produit et joué dans le court métrage Ceci n'est pas du surréalisme, qui sera présenté au Festival du film de Montréal.

Nous verrons Claudia Ferri dans la prochaine série de Nos étés, dans le rôle d'une garce qui se... dévoile.

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