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Miss Univers Canada - Finie l'image de la poupoune
Photo Gilles Lafrance - Le Journal de Montréal

MISS UNIVERS CANADA

Finie l'image de la poupoune

Michel Larose
Le Journal de Montréal
14-03-2006 | 17h45

Les 12 Québécoises qui participent au concours Miss Univers Canada ont bien l'intention d'atteindre la finale. Des filles qui rejettent l'image de la poupoune, mettant l'accent sur leur personnalité, leur intelligence.

Le chef de file, si on veut, est Catherine Fréchette, 23 ans, de Blainville. Elle en est à sa deuxième participation.

«Je sais. Ce n'est pas tout le monde qui est d'accord avec ce genre de concours. Tu peux présenter la plus belle fille du monde, mais si elle n'a pas de personnalité, de caractère, d'intelligence, elle sera fade, sans intérêt», lance Catherine Fréchette.

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Et elle s'empresse d'ajouter que «toutes les filles ici sont intelligentes; elles ont des diplômes ou elles étudient. Elles sont très ambitieuses».

Les rondes préliminaires débuteront samedi prochain, 18 mars, au Casino, pour se terminer le mardi 21, lors du couronnement canadien. En tout, 49 Canadiennes se disputeront le titre.

«Je regroupe les Québécoises et on essaie de voir comment on peut le mieux performer pour atteindre la finale, dit Catherine Fréchette. J'aimerais qu'une d'entre nous se glisse parmi les cinq finalistes.»

Mais pourquoi s'inscrire à ce genre de concours?

«Parce que cela ouvre des portes. Je voudrais faire de l'animation en télévision dans le secteur culturel, et le concours est une expérience de relations publiques.»

Bien dans sa peau

Maïka Desnoyers, 19 ans, de Marieville, raconte que sa mère, «qui est un peu féministe», voyait d'un mauvais oeil sa participation à ce genre de concours.

«Mais quand je lui ai expliqué que la lauréate pouvait défendre une cause humanitaire, que les candidates sont jugées en fonction des entrevues (60% des points), elle a accepté.»

«Il faut que les femmes arrêtent de vouloir devenir des perfectionnistes du corps. On peut être en santé en mangeant bien et en faisant de l'exercice, ajoute-t-elle. J'aide les anorexiques et les personnes aux prises avec des troubles alimentaires. Même des hommes prennent des stéroïdes.»

Lors de la sélection des candidates québécoises, Maïka Desnoyers avait refusé de porter un maillot rose, soutenant qu'elle ne voulait pas ressembler à la poupée Barbie.

Avoir confiance en soi

Stéphanie Cloutier, 23 ans, de Disraeli, se dirige en relations publiques à l'université. Elle est réceptionniste dans un bureau d'avocats.

«J'ai été mannequin durant six ans. Mes parents m'ont toujours encouragée dans ce que j'entreprenais. Ils m'ont donné de la confiance. Je me suis simplement laissé tenter par le concours.»

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