Accueil Divertissement
 
JDM

ENTENTE À L'AMIABLE

Nathalie Simard indemnisée

Jean-Philippe Pineault
Le Journal de Montréal
04-11-2005 | 08h01
Une entente à l'amiable est intervenue hier après-midi entre Guy Cloutier et Nathalie Simard, qui poursuivait son ex-impresario et la firme Novem pour 1,2 million de dollars.

Dans un communiqué conjoint, les parties ont indiqué que le règlement met définitivement un terme aux démarches judiciaires intentées le 25 mai dernier.

Les détails de l'entente sont demeurés confidentiels par les parties, qui se sont d'ailleurs refusées de commenter l'accord.

On ignore également dans quelle proportion Guy Cloutier et Novem, l'entreprise qui appartient maintenant à sa fille Véronique, ont convenu de payer la somme à Nathalie.

Selon ce qu'a appris le Journal, le règlement ne devrait toutefois rien changer au contenu du livre que Mme Simard publiera prochainement.

1,2 million

Nathalie Simard réclamait initialement 800 000 $ en dommages moraux pour la souffrance reliée aux agressions sexuelles répétées qu'elle a subies pendant plus de sept ans.

Celle-ci exigeait également de son ancien gérant 300 000 $ pour avoir gâché sa vie et sa carrière et 100 000 $ en dommages punitifs.

Selon TVA, Nathalie aurait touché la moitié de ce qu'elle demandait initialement, soit 600 000 $. Aucune des parties impliquées n'a toutefois voulu confirmer cette somme.

Violée deux fois par semaine

Dans son action, Nathalie relatait que Cloutier avait commencé à abuser sexuellement de sa protégée en 1980, alors qu'elle n'était âgée que de 11 ans.

Sur la banquette de ses véhicules, dans les chambres d'hôtel, à son bureau ou chez lui, les abus avaient lieu n'importe où, une ou deux fois par semaine.

À l'insu de sa femme et de ses filles, Véronique et Stéphanie, Cloutier n'hésitait pas à violer l'adolescente, alors que celles-ci étaient présentes dans la résidence familiale, déplorait aussi Nathalie dans sa poursuite.

Pour s'assurer que son secret ne soit pas connu, l'ex-gérant menaçait enfin la jeune fille de détruire sa carrière et celle de son frère René si elle en parlait à quelqu'un.

Libre en février

Guy Cloutier, qui avoué son crime, a écopé de trois ans et demi de prison pour les abus sexuels sur deux mineurs.

L'ex-impresario est cependant éligible à une libération conditionnelle après avoir purgé le tiers de sa peine, soit 14 mois.

Ce dernier pourrait donc recouvrer sa liberté aussi tôt qu'au mois de février prochain.

jppineault@journalmtl.com

haut