VEDETTESElles ont conquis le monde de la beauté...par Annie Saint-Pierre - Journal de Montréal 16-02-2003 | 14h39
L’une blonde, l’autre plutôt brunette, les deux sœurs ont l’âme charitable et la tête froide. «Je n’ai pas l’intention d’en faire un métier, car c’est vraiment instable. Une carrière de mannequin, à 26 ans, c’est fini, alors tu fais quoi après», philosophe Alexandra lors d’une rencontre avec Le Journal de Québec, le jour de ses 17 ans. Sa sœur aînée, Marie-Pier, qui vit à New York depuis six mois, tient un discours semblable. «C’est très exigeant. On est toujours dans nos valises et jamais à la maison. On ne peut pas faire ça toute notre vie», exprime celle qui a déjà parcouru quelques pays du monde. Tout a débuté lorsqu’un photographe, chasseur de tête pour l’agence Donald Trump, les a repérées alors qu’elles n’avaient que 15 et 14 ans. «On magasinait toutes les trois sur la rue Saint-Laurent à Montréal. Il s’est approché, a demandé pour faire des photos. Le lendemain, au moins trois agences ont téléphoné à la maison pour des contrats», se souvient la mère des deux filles, Mme Céline Boutin.
Une confiance totale envers elles Pendant deux étés, la maman a vécu avec elles à New York, là où les deux jeunes femmes ont décroché d’importants contrats pour des agences aussi réputées que Benetton et Giovanni. Au Québec, elles sont surtout connues comme têtes d’affiche de la lunetterie Farrah, des Ailes de la mode et des magasins Simons. «Mais j’aime bien les défilés», dit Alexandra, qui revient d’un périple à Las Vegas. Quant à elle, Marie-Pier préfère les photos de mode et les portraits. Son visage orne déjà des pages entières des magazines Elle France et Clin d’œil, ainsi que des publicités d’Alfred Sung et de Dolce Gabana.
Non merci pour le nu ! «Il faut être méfiantes tout le temps et faire notre affaire de notre côté. On rencontre plein de gens, mais on est bien encadrées avec nos parents et nos agences», dit Marie-Pier. «Ça nous permet de voyager et de gagner de l’argent, mais c’est seulement un à côté», rajoute sagement Alexandra, qui parle trois langues et compte entreprendre des études de médecine. «Moi, j’hésite encore. Je ne sais pas si je vais rester à New York ou revenir ici, mais j’aimerais bien faire de la télé», mentionne Marie-Pier. Toutes deux gèrent elles-mêmes leur carrière et signent leurs contrats sous la supervision de l’agence Folio à Montréal et celle de Pauline Bernatchez à New York. |