Accueil Divertissement
 
JDM
Vedettes - Lise Dion souffre d’une costochondrite
©PC

VEDETTES

Lise Dion souffre d’une costochondrite

Par Agnès Gaudet – Journal de Montréal
10-01-2003 | 14h56
Après quelques longues et lentes respirations, plus nerveuse qu’avant d’entrer en scène, Lise Dion a pris la parole, lors d’un point de presse au Théâtre St-Denis, hier, pour expliquer sa maladie.

« Je suis comme un joueur blessé dans une équipe, a-t-elle dit sans avoir perdu son sens de l’humour, et je suis seule dans mon équipe. J’ai l’impression d’avoir été plaquée par deux gros joueurs de football de chaque côté. »

Lise Dion souffre d’une costochondrite, une inflammation de la cage thoracique au niveau du cartilage. Les causes de cette maladie sont parfois de nature virale, mais la plupart du temps de cause inconnue, comme dans le cas de Mme Dion. Après que l’humoriste eut été victime d’une entorse lombaire, puis d’une bronchite et d’une sinusite, sa cage thoracique aurait subi divers traumatismes (causés notamment par la toux) qui auraient dégénéré en costochondrite. Les éléments déclencheurs ont été le surmenage et la fatigue.

Le grand effort que Lise Dion déploie sur scène à parler fort pour captiver son auditoire, à chanter et à se démener comme elle le fait, n’ont pas permis aux traitements d’agir correctement. À chaque spectacle, tout était à recommencer. À 47 ans, Lise Dion admet qu’elle ne récupère plus comme à 20 ans.

Excellent pronostic

Les deux prochains mois devraient suffire à remettre l’humoriste sur pied, mais rien n’est certain. « C’est du cas par cas, a spécifié son chiropraticien, Michel Gobeil, mais Lise va déjà un peu mieux. Le pronostic est excellent. » Selon M. Gobeil, la costochondrite est une maladie assez fréquente qui se traite et se guérit bien.

L’humoriste doit se reposer, prendre des anti-inflammatoires et des relaxants musculaires. Elle doit subir une série de traitements qui visent à redonner aux muscles atrophiés de sa cage thoracique leur pleine extension.

Mme Dion subit des manipulations faites par un chiropraticien deux fois par semaine et des massages sportifs en profondeur (et douloureux) une fois par semaine. Elle doit aussi faire des exercices respiratoires progressifs chaque jour à la maison.

« Lise a tendance à pousser son corps trop loin, a spécifié son médecin de famille qui la suit depuis près de dix ans, le docteur Line Massé. Elle n’avait plus le choix d’arrêter. »

Pleurer dans sa loge

Dure pour son corps et pas « plaignarde » pour deux sous, il a fallu que son médecin, son gérant et son conjoint insistent pour que Lise Dion prenne congé. « J’essayais d’endurer, je me disais que ça allait passer », dit-elle. Mais c’est la douleur qui l’a vraiment convaincue. « Dans ma loge avant les spectacles, je pleurais tellement ça faisait mal », admet-elle.

Dès que Lise Dion prend de trop profondes respirations, la douleur est intense jusque dans le bas du dos. Elle a du mal quand elle reste assise un peu croche, même en enfilant ses souliers. « Par contre, j’ai congé des corvées ménagères », a-t-elle dit, souriante.

Mme Dion admet qu’elle a eu peur. Avant de passer toute la série de tests sanguins, elle a craint le pire. « Nous les artistes on est tous hypocondriaques », a-t-elle dit. C’est donc avec soulagement qu’elle a accueilli le diagnostic et son moral est bon.

haut