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© Le Journal de Montréal |
Stéphane Rousseau |
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STÉPHANE ROUSSEAU
Il retrouve ses pantoufles et sa liberté
Agnès Gaudet
Le Journal de Montréal
18-05-2008 | 14h00
Depuis quelques jours, Stéphane Rousseau est de retour chez lui, au Québec, où il a entrepris une agréable tournée de cinquante dates avec enthousiasme: «À partir de ma maison de
Sainte-Adèle, c’est le bonheur total», dit-il.
Ce qui plaît le plus à l’humoriste, c’est la
simplicité avec laquelle il exerce son métier,
pouvant rester à la maison: «Quand je joue
au Chapiteau de Saint-Sauveur, je peux faire
cuire des saucisses sur le BBQ de ma terrasse
pour souper et partir à huit heures
moins quart, juste à temps pour le show. Je
me prépare à la maison, ma blonde met sa
robe de scène et une vingtaine de minutes
après la représentation, on est de retour à la
maison.»
Jouer au Québec, ça change de la France,
où, selon Stéphane, plus tu
grimpes les échelons, plus tu te
retrouves entouré de gens qui
veulent te protéger. «À Paris,
pas de problème, les gens
sont habitués de voir des
artistes, explique Stéphane,
mais ailleurs, disons que
c’est plus long pour faire
l’épicerie. Je ne me sens pas
en danger, mais par contre,
quand il y a 6000 personnes
réunies dans une salle pour un
spectacle, je prépare mon stylo et
c’est vrai que ça peut dégénérer.»
LIBERTÉ QUÉBÉCOISE
Au Québec, Stéphane Rousseau retrouve
ses confortables pantoufles, et la scène
du Théâtre St-Denis, où il sera pour trois
soirs à l’affiche au mois de juin, n’a rien à
envier aux géantes salles d’Europe.
«Au St-Denis, c’est plus le fun, estime
l’humoriste, c’est comme rentrer à la
maison, retrouver ta famille, tes affaires.
Au Québec, ce n’est pas la même façon de
jouer non plus. Chez nous, on n’est pas
dénaturé. En France, j’ai trouvé un langage
pour me faire comprendre, mais je ne
suis pas à l’aise comme à Montréal. Des
fois, j’essaie d’improviser des trucs, mais
les spectateurs français ne me comprennent
pas. Au Québec, j’ai une liberté que
je n’ai pas en France.»
Le spectacle de Stéphane Rousseau a
évolué. D’un côté de l’océan à l’autre
plusieurs centaines de fois, l’humoriste
a adapté des numéros, trouvé des trucs
nouveaux, transposé quelques perles.
Chez nous, Stéphane va même essayer
de nouvelles trouvailles en prévision
de son prochain show. « J’ai déjà trouvé
le titre et le fil rouge conducteur, dit-il.
C’est ce qui est le plus dur à trouver.
J’y pense depuis des mois. Le puzzle
est en place. »
CHOUCHOUTÉ
Avec tous ces petits changements,
même après 400 représentations à son
actif, l’humoriste s’amuse encore.
« Souvent, arrivé à 200 représentations,
on commence à être tanné, admet-il. Pas
cette fois. Le show a tellement bougé ! Je
regarde une captation de l’an dernier et
je suis surpris à quel point c’est
décalé. »
Stéphane Rousseau
revient à la maison
fier d’avoir réalisé
son mandat. En
France, aujourd’hui,
il a un nom et
ses salles sont
pleines. «C’est un
beau velours, ça
donne envie de
continuer», avoue-t-il.
La route est néanmoins
longue sur les
routes de France, d’un hôtel à
un autre, avec ses techniciens québécois
et Maud, sa compagne et collaboratrice
sur scène.
«Heureusement, elle me chouchoute
beaucoup, admet l’humoriste, elle s’occupe
de moi. C’est une job à temps plein.
Mes collaborateurs passent souvent par
elle pour ne pas me déranger. Elle est une
sorte… d’aidante naturelle, par plaisir!
Elle a l’instinct maternel.»
Rousseau a entrepris une série de 50
spectacles au Québec dès le 25 avril. Il sera
notamment au Théâtre Saint-Denis, à
Montréal, les 12, 13 et 14 juin et au Chapiteau
de Saint-Sauveur du 25 juin au
2 août.