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Entrevue - Le roman d’Annie

ENTREVUE

Le roman d’Annie

Par Nathalie Slight, photo: Guy Beaupré
20-04-2006 | 14h13
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Au petit et au grand écran, on a pu la voir dans Cher Olivier, L’or, Les Boys et Cauchemar d’amour. Sur scène, elle nous a présenté deux albums, Rock and Road et Contact. Dans les boutiques, elle vend des boucles d’oreilles et d’autres bijoux faits avec des pics de guitare. Récemment, elle lançait son premier roman: Tatoo, c’est fini. Décidément, on n’est jamais au bout de nos surprises avec la dynamique Annie Dufresne!

Un premier roman pour Annie Surprenant qu’Annie Dufresne lance un roman? Pas tant que ça. Avant de faire ses débuts en tant que comédienne, la jeune femme a fait des études en lettres. «Depuis mon tout jeune âge, je caressais le rêve d’écrire un roman, mais je croyais que ce projet se concrétiserait beaucoup plus tard dans ma vie, vers 40 ou 50 ans! Une opportunité s’est présentée à moi plus tôt que je ne l’avais prévu, et je me suis lancée dans l’aventure!»

Cette opportunité dont parle Annie, c’est une rencontre avec l’éditeur Michel Brûlé, des Intouchables. «Michel m’a proposé d’écrire un livre. Au départ, j’ai refusé, car j’ignorais quel thème aborder. Des potins artistiques ou encore une biographie d’Annie Dufresne? Non, merci! Mais lorsque l’éditeur m’a suggéré de parler de l’univers du tatouage, j’ai trouvé mon filon. Après, l’inspiration m’est venue comme par magie!»

L’inspiration, oui. Mais également l’insomnie. «Chaque fois que j’allais au lit, j’avais une foule d’idées qui me venaient en tête, et ça m’empêchait de dormir! Le matin venu, je m’installais très tôt à mon ordinateur et j’écrivais toutes mes pensées de la veille, pour ensuite faire une petite sieste en fin de matinée», raconte en riant la jeune auteure.

L’univers des tatoueurs
Annie Dufresne a effectué beaucoup de recherche avant de prendre la plume. «Un de mes meilleurs amis est tatoueur. Je suis donc allée passer du temps avec lui sur son lieu de travail. J’ai également fréquenté des perceurs et autres personnes qui évoluent dans le domaine de la modification corporelle (scarification, stretching des oreilles, etc.) afin d’amasser des bases solides pour bâtir mon histoire avec crédibilité.»

Annie est une femme débordante d’énergie, menant de front plusieurs carrières: comédienne, chanteuse et même bijoutière (elle a créé sa propre collection de bijoux). Difficile de l’imaginer tranquillement assise à sa table de travail, à écrire les aventures de Tatoo, une jeune fille de 17 ans encore vierge qui fréquente le cégep et a grandi dans une famille de tatoueurs. «J’ai aimé me retrouver seule devant mon ordinateur. Il ne faut pas oublier que j’ai grandi sur une ferme à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec. Le calme, j’en ai besoin! Même si je suis une fille de gang, j’apprécie les moments de solitude de temps à autre. L’écriture m’a permis de faire une pause et d’effectuer un beau voyage intérieur.»

À quand un deuxième roman? «Pour l’instant, je travaille très fort à la production de mon troisième album. C’est donc mon amour de la musique qui prend toute la place!» conclut la belle Annie.

Pas de tatouage pour Annie
La question vient tout naturellement à l’esprit: la jolie jeune femme arbore-t-elle un tatouage sur une partie de son corps? «Non, mais je ne suis pas contre cette idée! Je trouve même que c’est joli sur d’autres personnes. Si je ne me suis jamais laissé tenter, c’est simplement que le caractère permanent de ce geste me fait un peu peur. Je crains de choisir une image ou un symbole puis de m’en lasser quelques années plus tard, d’autant plus que mes goûts changent fréquemment en ce qui concerne mon look et la mode», partage Annie.