Sandra Godin
Agence QMI

Charlotte Cardin à l'Impérial: l'étoffe des grandes

Charlotte Cardin à l'Impérial: l'étoffe des grandes

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Sandra Godin

Loin de la discrète chanteuse qui apprivoisait la scène il y a quelques temps à peine, Charlotte Cardin a pris beaucoup d'assurance sur les planches. À seulement 23 ans, elle est une artiste confirmée, incarnée, qui prouve en spectacle qu'elle a l'étoffe des plus grandes.

Depuis la parution en 2016 de son premier EP, Big Boy, qui jetait les bases de son identité musicale, Charlotte Cardin gravit les échelons à vitesse grand V. Entre l'Europe, et juste avant sa tournée américaine, Charlotte Cardin est de passage à Québec pour trois spectacles à l'Impérial qui affichent complet depuis un bon moment déjà.

Elle en était hier à cette deuxième soirée. Dans un décor lumineux, accompagnée par seulement deux musiciens, Charlotte Cardin et sa voix si singulière, a lancé la soirée avec détermination, sur les airs de «Big Boy».

Force est de constater que celle qui a fait son chemin hors des voies radiophoniques a un public déjà fidèle, qui emplissait l'Impérial à craquer hier, et qui n'a cessé de lui crier son amour.

Après «Paradise Motion», son dernier extrait, la souriante chanteuse nous a demandé d'ouvrir nos coeurs à ses ruptures, juste avant d'entamer «Les Échardes».

«Yes», a-t-elle dit, le grand sourire aux lèvres, lorsqu'elle a entendu la foule chanter avec elle.

Plusieurs nouvelles chansons

Charlotte Cardin n'a que deux EP en poche, mais elle n'a pas eu de difficulté à meubler le spectacle. Même s'il était un peu court, soit un peu plus de 60 minutes, elle n'a pas fait comme beaucoup d'autres qui garnissent le reste du programme avec une poignée de reprises. Exception faite de Go Flex, de Post Malone.

Naturelle, drôle, sans filtre, et visiblement très heureuse, Charlotte Cardin avait quatre nouvelles chansons à nous offrir, qui ont eu autant d'effets que les plus connues, et qui sont dans la même lignée électro, soul, jazzy.

Blackened Eyes, écrite pour «une amie qui n'allait pas bien», a d'ailleurs suscité les cris de la foule dès les premières notes. Elle a aussi offert la «très, très nouvelle» pièce qui devrait s'appeler «Sous les jupes».

La chanteuse avait aussi invité un complice au talent aussi immense que le sien, Aliocha, avec qui elle a fait deux chansons.

Au cours de la soirée, Charlotte Cardin nous a convaincu d'une chose : elle ne sera pas la saveur du mois. Elle est là pour rester.

Ghostly Kisses

Les rythmes apaisants de Ghostly Kisses, alias Margaux Sauvé, ont instauré une ambiance planante à l'Impérial en première partie. Celle qui a vu quelques-unes de ses chansons cumuler des millions d'écoutes sur Spotify a timidement fait embarquer la foule dans son univers éthéré et mélancolique.

Le public a été envoûté par la voix aérienne de la chanteuse, qui a une maîtrise totale sur son organe vocale. Impressionnant d'entendre où elle est capable d'aller au travers sa pop électro très minimaliste.

Elle avait gardé pour la fin un hommage à Dolores O'Riordan, des Cranberries, disparue cette année. Avec son timbre de voix fait sur mesure pour cette pièce, son interprétation de Zombie nous laissé sur quelques frissons.

Faits saillants

Charlotte Cardin répète l'expérience ce soir à l'Impérial. Le spectacle affiche complet.

Charlotte Cardin sera au magasin Sunrise de Place Laurier entre 14 h et 15 h, pour une séance de signature. Elle interprètera également quelques chansons



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