Yan Lauzon
Agence QMI

Debbie Lynch-White coachera des «imposteurs»

Debbie Lynch-White coachera des «imposteurs»

Debbie Lynch-White. Photo Archives / Agence QMI

Yan Lauzon

Debbie Lynch-White va renouer avec l'impro, un art qu'elle pratique «très rarement depuis quelques années», de son propre aveu. Elle sera l'une des quatre coachs de la 2e édition de «La ligue des imposteurs», une soirée-bénéfice pour le Théâtre d'Aujourd'hui qui aura lieu le 28 octobre.

Celle que plusieurs téléspectateurs connaissent comme étant l'IPL Nancy Prévost dans Unité 9, dirigera Les Orignaux. Sa formation évoluera aux côtés de celles dirigées par Salomé Corbo (Les Renards), Florence Longpré (Les Lapins) et Frédéric Barbusci (Les Ratons), le gagnant de l'an dernier.

En plus d'orienter les membres de son équipe lors du match présenté en soirée, elle prendra part à des ateliers pour aider à dégêner les nouveaux joueurs d'impro aussi qualifiés d'«imposteurs» pour les besoins de la cause.

«J'adore l'impro, avoue Debbie Lynch-White. C'est super le fun d'initier les gens qui en font pas nécessairement souvent.»

Pour la comédienne, ce sera un retour aux années scolaires, à une époque où elle improvisait beaucoup avant que les émotions prennent le dessus.

«J'en ai fait beaucoup quand j'étais jeune. J'ai commencé au primaire, j'en ai fait au secondaire, j'en ai fait tout le long de mon école de théâtre à St-Hyacinthe, j'ai été dans une ligue à Montréal après, mais j'en ai pas fait depuis des années parce que ça commençait à me stresser beaucoup. Je gérais mal mon stress d'improvisatrice.»

Rien à craindre

Malgré son personnage de femme dure dans Unité 9, Debbie Lynch-White assure que les membres de son équipe et ses adversaires n'ont pas à avoir peur d'elle.

«Il n'y aura pas beaucoup de Nancy Prévost dans cette soirée-là. Je suis assez loin d'elle dans la vraie vie. J'espère qu'ils ne me craindront pas parce que sinon la soirée va être longue...»

Pour elle, la collaboration est primordiale en improvisation. Elle doit primer sur l'affrontement et le besoin d'être la vedette de l'échange.

«On est là pour le plaisir, pas pour gagner à tout prix. On est là pour donner un bon "show" et je pense que je suis capable de donner un bon "show".»

«Je ne suis pas la grande "puncheuse". Je n'ai jamais été l'improvisatrice qui allait chercher le point ou le match. Je ne suis vraiment pas là-dedans. Faisons (plutôt) du théâtre.»

L'important, rappelle Debbie Lynch-White, c'est qu'il faut offrir un résultat imagé sur scène. «Une phrase très populaire en impro c'est "On ne veut pas le savoir, on veut le voir". Dis-moi pas que t'es dans un "char", sois dans un "char".»

Le ridicule ne tue pas

Debbie Lynch-White a un conseil tout simple à donner à ceux et celles qui aimeraient pratiquer l'impro ou qui manquent simplement de confiance en eux.

«Il faut foutre de la peur du ridicule. Il faut se lancer. Des fois, les moments où on se lance et on n'a même pas d'idée donnent les meilleures impros. La clé, c'est d'être à l'écoute et d'embarquer dans les propositions qui seront faites par un autre joueur. Le but, c'est de raconter une histoire, de créer des personnages, d'avoir quelque chose qui se tient.»

Les gens qui assisteront à «La ligue des imposteurs» pourront participer au match arbitré en ajoutant des éléments humoristes et d'autres plus complexes dans le déroulement de la soirée. Un DJ sera sur place après la joute.

Il est encore possible de prendre part à l'événement: laliguedesimposteurs.com



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos