Antoine Aubert
Canoë

Cinderella: agréablement «cheesy», puis trop «cheesy»

 Cinderella : agréablement «cheesy», puis trop «cheesy»

Cendrillon et son prince.Photo courtoisie Carol Rosegg

Antoine Aubert

Le monde féérique de Broadway a débarqué à la Salle Wilfrid-Pelletier, mardi soir. La comédie musicale Cinderella fait revivre aux Montréalais la célèbre histoire de cette jeune fille maltraitée par sa belle-mère mais dont la vie est transformée par sa rencontre avec un prince.

Les familles étaient nombreuses à assister à la première québécoise de ce spectacle en anglais, créé en 1957 pour la télévision, avec Julie Andrews dans le rôle de Cendrillon. Ces dernières années, la création de Oscar Hammerstein II et Richard Rodgers (à qui on doit aussi les comédies musicales Le roi et moi ou La mélodie du bonheur) a refait parler d'elle, remportant, en 2013, un Tony Award (les Oscars du théâtre).

Si on connaît évidemment l'histoire par cœur, plus grâce au dessin animé de Walt Disney qu'au conte de Charles Perrault, on se laisse porter durant toute la première partie par des chansons efficaces et des chorégraphies bien rodées, pour un tout délicieusement rose bonbon. On reste toutefois surpris par la première scène, où le prince Topher lutte contre une mante religieuse géante.

Après les humiliations infligées à Cendrillon par sa famille, l'annonce d'un grand bal au palais et l'arrivée de la fée marraine (qui porte d'étranges cornes), le premier acte se termine sur les douze coups de minuits qui obligent Cendrillon à fuir son beau prince pour ne pas lui montrer ses vêtements miteux et son carrosse devenu citrouille.

Le deuxième acte sera l'occasion de nouvelles brimades familiales, d'une nouvelle réception et d'une nouvelle intervention de la marraine. Une répétition qui ne sert pas la pièce. L'aspect politique de cette version «années 2010» de la comédie musicale, où l'on parle de démocratie et de la souffrance du peuple, n'y change rien: ce qui était une agréable gourmandise pendant la première heure devient un gâteau trop sucré au cours de la deuxième. Mais les enfants, eux, n'ont pas semblé bouder leur plaisir jusqu'au mariage.

«Cinderella» est présenté à la Salle Wilfrid-Pelletier, sur la Place des Arts, jusqu'à dimanche, puis à Ottawa la semaine prochaine.

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