Isabelle Verge
Agence QMI

Un opéra sur The Wall de Roger Waters à Montréal

Isabelle Verge

MONTRÉAL - La mégastar du rock Roger Waters a rencontré les journalistes jeudi après-midi au Stade olympique, afin de parler du spectacle Another Brick In The Wall - l'opéra  qui sera présenté en mars 2017 à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Les discussions avec le membre fondateur du groupe Pink Floyd ont commencé il y a plus d'an, mais sa participation à ce concept québécois augmentera dans les prochains mois. «Je vais venir de plus en plus à Montréal», a-t-il assuré aux nombreux représentants des médias.

Réfractaire

«Quand j'ai été approché par cette merveilleuse équipe pour prendre part au projet, je pense que ma réponse était assez réfractaire. Je n'étais pas vraiment intéressé, mais ils ont été très convaincants», a mentionné d'entrée de jeu la superstar, soulignant que pour lui, beaucoup des tentatives de lier le rock au classique se sont avérées désastreuses.

Néanmoins, une partie de cette équipe est allée chez lui, à New York, afin de lui présenter une épreuve de 10 minutes. «C'était do or die», a avoué Julien Bilodeau, le compositeur.

«Je ne m'attendais pas à être ému, et je l'ai été. J'aborde le reste de ce projet avec grand enthousiasme, a affirmé Roger Waters (...) Les pensées et les idées véhiculées dans le texte m'appartiennent, mais cette équipe les a comprises. Ils y sont dévoués intellectuellement et émotionnellement.»

La vie de Pink


Ce projet unique, c'est l'histoire de Pink, un personnage «assez autobiographique», qui s'isole du monde qui l'entoure à la suite du décès de son père pendant la Seconde Guerre mondiale et d'abus de la part de ses enseignants et de sa mère.

Alors que plus rien ne va dans sa vie, est-ce qu'il sera capable de démolir le «mur métaphorique» intérieur qu'il s'est bâti?

Le travail ne fait que commencer. Il a vu quelques dessins et entendu quelques minutes de cette grande œuvre qui comptera 10 chanteurs, 48 choristes et 70 musiciens. Il s'est ouvert aux créateurs, notamment au metteur en scène Dominic Champagne (Varekai, Love), sur sa relation avec sa mère, sa femme, avec la célébrité, afin que le spectacle ait des bases solides. Mais son implication grandira, plus le processus avancera.

«Je vis pour ça. Le travail est la meilleure récompense et de loin, a ajouté la vedette de 72 ans. Faire quelque chose de demandant, de difficile, qui représente un défi est certainement la meilleure chose. Je veux être plus impliqué, pour rendre quelque chose en quoi je crois.»

Il y a 40 ans

«Ça fera 40 ans l'année prochaine que j'ai craché au visage de l'un des vôtres», a dit d'entrée de jeu Roger Waters en riant. En effet, dans un concert au Stade olympique en 1977, l'artiste avait craché au visage d'un spectateur qui lui manquait de respect. C'est cet incident qui a fait germer l'idée de The Wall dans la tête de Waters, alors qu'il voulait «construire un mur» entre lui et les gens.

Même s'il ne se souvient pas exactement des détails de cette fameuse soirée, il sait qu'elle aura été marquante. «J'étais énervé. Les spectateurs étaient complètement saouls (...) Après j'ai réalisé que j'étais au mauvais endroit, au mauvais moment et que je ne faisais pas la bonne chose. (...) Ça a eu un effet sur moi. Ça a fait parti de mon chemin», a-t-il mentionné.

Ironie du sort, c'est dans cette même ville où il a voulu bâtir un mur qu'il présentera en grande première l'opéra de l'œuvre de sa vie. Un spectacle qu'il souhaite faire voyager partout dans le monde.

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