Pierre O. Nadeau
Agence QMI

Vicky Côté, lauréate du prix John-Hirsh

Vicky Côté, lauréate du prix John-Hirsh

Vicky Côté.Photo Archives / Agence QMI

Pierre O. Nadeau

Vicky Côté, la directrice du théâtre à Bout portant, a reçu le 17 février le prix John-Hirsh, une prestigieuse récompense décernée par le Conseil des arts du Canada.

Ce prix biennal, qui est attribué à des compagnies théâtrales francophones et anglophones, doit son nom à l'éminent metteur en scène canadien décédé en 1989. Il est remis à de jeunes metteurs en scène «dont le travail préfigure des accomplissements majeurs sur le plan de l'excellence et de la vision artistique».

Le prix est assorti d'une bourse de 6 000$.

Le comité de sélection du Conseil des arts a ainsi voulu souligner les ingénieuses créations de Vicky Côté, qu'elle a su faire rayonner au Canada et ailleurs, soit en France et en Colombie.
Femme de théâtre très impliquée dans son milieu, la lauréate se dit honorée: «C'est une belle marque de reconnaissance du milieu et un encouragement à poursuivre mon travail. Je le vois comme un appui majeur au théâtre de création qui est plus audacieux, et en même temps plus risqué. C'est très motivant».

«Le milieu des arts et de la culture en général n'est pas toujours facile; on a besoin d'encouragement; ça nous donne le goût de continuer en dépit des embuches», nous dit en entrevue celle qui, en 2012, avait décroché le prix du jury international LOJIQ à la Bourse Rideau pour sa création Le déclin des soleils de glace.

Depuis déjà sept ans, Vicky Côté dirige le théâtre à Bout portant, qui s'est fait une spécialité de diffuser un théâtre où l'accent est mis sur l'aspect corporel de l'interprétation. «C'est un théâtre qui privilégie l'expérimentation de la gestuelle et du jeu physique».

Vicky Côté crée en moyenne un nouveau spectacle par année. Elle évolue le plus souvent en solo, avec pas du tout ou très peu de texte, et en ayant recours à des marionnettes.

«J'aime innover, en associant le théâtre à d'autres disciplines, comme la chorégraphie, la poésie et la manipulation. Cet amalgame permet de décloisonner le genre théâtral», nous précise l'artiste, qui prévoit des performances, au printemps, à Québec et à Montréal.

Créer à La Baie

Elle se dit très heureuse dans son «camp de travail de La Baie». «C'est un coin de pays très inspirant par sa forte communauté créatrice; on y retrouve les meilleures conditions de création».

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