Isabelle Verge
Agence QMI

Dita Von Teese sauve la soirée

Grand Cabaret burlesque de Dita Von Teese

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Isabelle Verge

Dernière mise à jour: 21-02-2016 | 23h05

MONTRÉAL - Malgré plus de 40 minutes de retard, un animateur très difficile à suivre et des numéros inégaux, Dita Von Teese, la grande prêtresse du burlesque, a réussi à faire monter le thermomètre de l'Olympia dimanche soir.

Elle n'était pas seule à prendre d'assaut la scène; plusieurs artistes du Speakeasy ont offert un numéro au public. Mais ce fut Von Teese, avec seulement deux numéros, qui a sauvé cette soirée un peu difficile à suivre.

Costumes et paillettes

L'ex-femme de Marylin Manson a créé un mouvement. Le temps d'une soirée, le public s'est immergé dans la culture burlesque, allant jusqu'à s'habiller en pin-up des années 50.

Talons vertigineux, corsages affriolants, décolletés plongeants, fourrure, rouge à lèvres écarlate, paillettes et couleurs flamboyantes, il est rare de voir des spectateurs entrer à ce point dans un univers.

Reconnue à travers le monde pour être celle qui a remis ce style d'effeuillage à la mode, la danseuse qui est aussi auteure, actrice et designer de lingerie fine fait courir les foules partout où elle passe. C'était le cas à Montréal. Plus aucune place assise dans l'Olympia, plusieurs étaient debout, à l'arrière complètement. L'ambiance avait quelque chose d'électrique.

Cette électricité était à son comble quand la reine du burlesque est entrée sur scène juste avant l'entracte. Personne n'a pu quitter la star des yeux, vêtue d'une magnifique robe de soirée mauve foncé ornée de pierres noires. L'artiste de 43 ans détient une recette spéciale qui émerveille les gens.

Comme si le public a l'impression de faire partie de quelque chose. Tranquillement, et très sensuellement, elle s'est dérobée de sa robe, pour finir presque nue sous un tonnerre d'applaudissements. Son charisme est indéniable et son talent a été salué bien bas dans son numéro très féminin.

Soirée inégale

Mais la soirée n'a pas été aussi glorieuse que le numéro de la star : au contraire, elle est loin d'avoir commencé en force. Le court numéro du départ des «Jumelles» n'a pas retenu l'attention et le maître de cérémonie appelé Pinot Noir, très erratique, avait l'air peu préparé et extrêmement perdu dans son animation.

Il a occupé la scène pendant une bonne quinzaine de minutes avant le spectacle, des minutes qui ont semblé durer des heures et qui ont donné envie de quitter la salle. Ça ne s'est pas amélioré par la suite pour lui.

Lavender May, une artiste d'ici, a lancé le bal de belle façon, mais sans vraiment allumer la foule. Nadia, plus entraînante, a mis un peu d'exotisme à la soirée en amenant des accents du Moyen-Orient sur scène avec un numéro de baladi.

Shy Shy Shullie, dans l'équipe de Pierre Lapointe à l'émission La Voix, a livré une belle performance musicale, remplie de confiance.

Une des meilleures artistes de la première partie était certainement Lady Josephine. Elle a offert un numéro sensuel s'inspirant des toréadors et de l'escrime. Elle s'est value de chaleureux applaudissements mérités du public qui a compris pourquoi l'artiste est dans le temple de la renommée du burlesque.

En fin de soirée, le public espérait toujours voir le très populaire numéro du «bain» de Von Teese, dans lequel elle se dénude dans un géant verre à martini qui aveugle avec ses 250 000 cristaux Swarovski.

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