Pierre O. Nadeau
Agence QMI

Maestro: une symphonie du rire

Île d'Orléans - Maestro : une symphonie du rire

Dans Maestro, un coloré chef d’orchestre (Jack Robitaille) se fait inviter à prendre le repas chez l’une de ses musiciennes (Marianne Marceau). Photo Courtoisie Théâtre de l'île d'Orléans

Pierre O. Nadeau

Dernière mise à jour: 23-07-2014 | 15h27

À sa quatrième saison, le Nouveau Théâtre d’été de l’île d’Orléans fait mouche avec Maestro, une succulente comédie proposant un mélange de séduction et de trahison sur fond de grande musique!

Le texte est de Claude Montminy, un auteur de Québec qui en mène large cet été sur le circuit des théâtres d’été avec six de ses créations à l’affiche aux quatre coins de la Belle Province.
 
Dans Maestro, il nous entraîne dans l’univers d’un coloré chef d’orchestre (Jack Robitaille), qui se fait inviter à prendre le repas chez l’une de ses musiciennes (Marianne Marceau), une violoniste résolue à un jeu de séduction pour se faire attribuer le poste de premier violon. Les choses se gâteront avec l’intrusion de l’ex-copain (Lucien Ratio), au style rudimentaire diamétralement opposé aux manières bourgeoises du chef d’orchestre rustre et misogyne.
 
De la finesse
 
Le texte est fignolé avec finesse tout comme la mise en scène de Carol Cassistat, qui ne laisse aucun temps mort. Le trio y va d’une solide prestation qui garde captif le spectateur du début à la fin.
 
Le Nouveau Théâtre de l’île d’Orléans loge dans un bâtiment de la paroisse Saint-Pierre, propriété des travailleurs de Papiers White Birch (ex-Anglo Pulp). «Ces travailleurs cherchaient une vocation estivale à leur lieu, et ils ont adopté la formule du théâtre d’été», se réjouit Sébastien Dorval, qui en dirige les destinées avec l’auteur Claude Montminy.
 
Section VIP
 
Les deux hommes de théâtre en ont fait un «vrai théâtre d’été» de 172 places avec gradins, le confort de la climatisation et même une section VIP avec fauteuils de cuir. «Ce qui fait notre particularité, c’est que nous sommes le seul théâtre d’été de l’île d’Orléans, et que nous privilégions des comédies québécoises servies par des artistes de Québec», a dit M. Dorval.
 
La Fenière
 
Pour la présentation de la pièce Maestro, ils se sont associés avec la compagnie La Fenière. Bien sûr, ce nom évoque la fameuse institution de L’Ancienne-Lorette créée en 1958 par Georges Delisle. Le doyen des théâtres d’été a connu une triste fin; en 2011: il croulait sous le poids du fardeau financier et l’année suivante, le bâtiment plus que centenaire était rasé par un incendie.
 
Carol Cassistat, qui signe la mise en scène de Maestro, préserve la mémoire vivante de La Fenière.


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