Accueil Divertissement
 
JDM
Juste pour rire | Mélodie du bonheur - Développement international freiné par la crise
© Photo D'Archives
Gilbert Rozon, a dû faire marche arrière sur ces visées internationales.

JUSTE POUR RIRE | MÉLODIE DU BONHEUR

Développement international freiné par la crise

Michelle Coudé-Lord
Le Journal de Montréal
19-03-2010 | 04h00

La crise économique a forcé le Groupe Juste pour rire à freiner son plan de développement à l’échelle internationale, et mettre ainsi sur la glace plusieurs projets dont celui du remplacement du Festival de Nantes, en France. Sept postes ont été supprimés.

La rumeur parlait de 15 licenciements, mais hier, le porte-parole du Groupe Juste pour rire, David Heurtel l’a nié catégoriquement.

«Le Groupe Juste pour rire ne va pas mal du tout. Il y a eu quelques abolitions de postes ces dernières semaines, sept maximum, liés à toute la question de notre développement international, freiné par la crise économique actuelle qui frappe fort aux États-Unis et ailleurs», confiait-il hier au Journal de Montréal.

Le Groupe Juste pour rire dit toujours travailler à partir de la planification et du plan de développement de Normand Legault, qui fut à la tête du conseil d’administration de Juste pour rire pendant trois ans et a quitté le poste l’automne dernier.

«La crise nous force à mettre des projets sur la glace jusqu’en 2011, dont revenir avec un autre festival en France en remplacement de Nantes ; les projets de Los Angeles sont aussi retardés, tout comme ceux de Dubaï qui sont définitivement remis à plus tard dans le contexte actuel.»

«Mais je le répète, ça ne va pas mal à Juste pour rire. Nous prenons du recul pour certains projets, mais maximiserons nos interventions sur les festivals qui sont bien en place, comme ceux de Montréal, Chicago, en juin, et Toronto. Dans le cas de ces deux derniers festivals, les attentes seront encore plus grandes cette année», assure M. Heurtel.

Il y a un an…

Or, il y a un an, Gilbert Rozon, présent alors à Nantes, disait souhaiter voir d’ici cinq ans le développement international de Juste pour rire représenter 80 % de son chiffre d’affaires au lieu des deux tiers actuels.

«On a des cannes à l’eau un peu partout. On écoute. On a des demandes qui nous viennent d’aussi loin que l’Australie», avait-il confié alors au Journal de Montréal.

«Pour plusieurs projets, on regarde plus vers 2011», souligne le porte-parole, qui rappelle que ce ralentissement des projets à l’échelle internationale n’affecte en rien les festivals de Montréal, Chicago et Toronto.


  • Juste pour rire compte 150 employés à Montréal et 75 à l’étranger.
  • Le budget du Festival de Nantes était d’environ 4 M$, que ce qui ne se compare pas à celui de Montréal qui oscille entre 40 et 43 M$.
haut