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Viva Elvis - Objectif: 4,5 millions de billets
© Photo d'archives Le Journal de Montréal
Le Cirque du Soleil et son partenaire MGM Mirage misent beaucoup sur Viva Elvis, la septième production de la troupe québécoise à être présentée sur le strip.

VIVA ELVIS

Objectif: 4,5 millions de billets

Dany Bouchard
Le Journal de Montréal
09-02-2010 | 09h08

Avec Viva Elvis, dont la première est prévue dans dix jours, le Cirque du Soleil espère vendre 4,5 millions de billets à Las Vegas cette année.

«Elvis sera dans la même catégorie que Kà, LOVE et O. C'est un spectacle qui devrait nous apporter un succès énorme», anticipe le président et chef de la direction du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre, joint hier à Las Vegas.

En 2009, le Cirque du Soleil a vendu 12 millions de billets de spectacle à travers le monde, dont quatre millions à Las Vegas. «Si on terminait à 4,5 millions (en 2010), je serais très content», confie M. Lamarre, en précisant que les affaires reprennent tranquillement dans la ville du jeu.

«C'est plus difficile à Las Vegas que ça ne l'a déjà été, mais il y a des petits signes de reprise, notamment avec les congrès. D'après moi, la vraie reprise sera plus en 2011 et 2012.»

Améliorations constantes

Le Cirque du Soleil et MGM Mirage (propriétaire du CityCenter où est présenté le spectacle) fondent beaucoup d'espoir sur Viva Elvis, à l'affiche depuis le 16 décembre.

«On a ouvert un mois plus tôt que prévu pour être en même temps que l'ouverture de CityCenter. (...) MGM voit Elvis pour le CityCenter comme O a été pour le Bellagio: un générateur de trafic qui va participer à l'ensemble du marketing», dit-il, en confirmant que plusieurs changements ont déjà été apportés au spectacle et que d'autres sont à venir d'ici la première.

«Des chorégraphies sont améliorées, des costumes sont changés. C'est un work in progress. On s'attaque aux gros numéros et on les peaufine.»

Daniel Lamarre et Guy Laliberté ont assisté au spectacle samedi dernier.

«C'était très excitant. Le théâtre était plein et la réaction du public était exceptionnelle, au-delà de nos attentes, confie M. Lamarre, en insistant sur le travail accompli par Gilles Ste-Croix, un complice de Guy Laliberté qui travaille avec le Cirque depuis les débuts.

«C'est un méga-projet et ce n'est pas tout le monde qui a l'expérience des gros projets comme ça. C'est lui qui est le mieux placé pour lire les intentions créatives de Guy.»

Priscilla Presley a vu le spectacle à plusieurs reprises. Son dernier passage dans le théâtre remonte à une dizaine de jours.

«La bonne nouvelle, c'est qu'on voit la même chose.»

«On ne pas voulait refaire LOVE»

En décembre, certains spectateurs ont fait remarquer que Viva Elvis misait beaucoup sur les chorégraphies, portant quelquefois ombrage aux acrobaties, trop rares au goût de certains.

«On ne voulait pas refaire LOVE, explique Daniel Lamarre. C'est une autre époque, un autre style, une autre musique, dit-il au sujet de Viva Elvis.

«Notre défi, c'est que nos spectacles à Vegas soient différents l'un de l'autre. J'ai entendu des gens me dire que ce serait un classique à Las Vegas, et on met toutes les chances de notre côté.»

Viva Elvis a nécessité un investissement considérable, de l'ordre de 120 M$ pour la construction du théâtre, et d'environ 45 M$ pour la création du spectacle.

«Le Cirque du Soleil peut prendre des icônes de la musique et en faire un spectacle. C'est une réinvention du music-hall», estime Daniel Lamarre.

Après les Beatles et maintenant Elvis, la compagnie québécoise est approchée par de nombreux groupes et artistes qui souhaitent eux aussi bâtir un spectacle avec leur musique.

«Elvis génère beaucoup d'intérêt, reconnaît M. Lamarre, et beaucoup de gens nous approchent. On va juger au mérite.»

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