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Premier one-man show   - Alex Perron passe le test avec succès
© Agence QMI
«Si vous êtes ici ce soir, c’est parce que je suis fif », a lancé Alex Perron aux spectateurs.

PREMIER ONE-MAN SHOW

Alex Perron passe le test avec succès

Cédric Bélanger
22-01-2010 | 14h11

QUÉBEC - Juste assez provocant, misant sur son homosexualité sans que ça devienne une béquille, l’humoriste Alex Perron a passé le test avec succès, hier soir, à la salle Albert-Rousseau, où il dévoilait au public de sa ville natale son premier one-man show, Un gars c’t’un gars.

Disons-le, on ne s’attendait pas à une série de gags subtils en se présentant au spectacle de l’ex-Mec comique. L’artiste nous avait annoncé du rire gras et c’est en plein ce qu’il livre.

Avec efficacité, a-t-on pu constater, grâce à l’aisance sur scène de l’humoriste. Certaines répliques plus faibles font mouche grâce aux facéties de Perron.

Réglons d’abord la question de l’homosexualité. C’est d’abord ce qu’Alex Perron a fait dès le départ.

«Si vous êtes ici ce soir, c’est parce que je suis fif», a-t-il lancé, après avoir déclaré que chaque humoriste québécois avait sa caractéristique propre.

Le thème de son homosexualité revient ensuite de façon récurrente durant la soirée. Jusqu’à ce qu’il nous raconte de quelle façon il a annoncé la nouvelle à sa mère, dans un numéro qu’il avoue avoir hésité à inclure dans le spectacle et qui se révèle l’un de ses plus efficaces.

Bonhomme en entrée

Originaire de Québec, Alex Perron a salué la levée du rideau en se payant une fantaisie: il a invité Bonhomme Carnaval. L’arrivée de la mascotte a fait rigoler, mais Bonhomme s’est lancé dans une promotion des festivités pas vraiment rigolote et qui a quelque peu gâché le coup d’envoi.

Le spectacle a cependant pris vite son rythme de croisière, s’appuyant surtout sur les observations de la vie quotidienne et les anecdotes que déballent l’humoriste. Celui-ci traite de sa vision du corps humain idéal («trois doigts, c’est en masse. Martin Deschamps se débrouille bien»), de sa haine des diététistes («y a que la poutine du Ashton qui, à 3 h, permet d’absorber les shooters consommés durant la soirée»), de sa décennie fétiche, les années 80 («Patrick Bourgeois avait la même coupe que Farrah Fawcett») et l’obsession de la propreté.

Les numéros sont séparés par quelques sketchs présentés sur écran. Certains sont hilarants, principalement celui où Perron tente de vendre des objets reçus en cadeau. Les autres, où Perron apparaît en joueur de hockey, ne sont pas tous réussis, en raison de textes manquant de punch. L’humoriste échange aussi régulièrement avec la foule.

Travesti

Il fallait s’y attendre, Alex Perron s’est pointé sur scène, en fin de parcours, en travesti. Dans la peau de Ginger Poitras, une ex-doublure de Sandra Dorion manquant royalement de classe, il se laisse aller à des interprétations complètement folles de Vivre dans la nuit et I Will Survive, rejoint sur scène pour cette dernière par Sandra Desgroseillers. Le travesti pousse l’audace jusqu’à chanter bon anniversaire à un homme dans la salle à la façon de Marilyn Monroe, s’assoyant même sur le pauvre jubilaire.

Pour ceux qui l’ont manqué, une supplémentaire a été annoncée pour le 19 mai, toujours à la salle Albert-Rousseau.

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