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Rêverie - Un mariage d'humour
© Journal de Montréal
Rêverie est le premier rejeton de ce mariage de géants.

RÊVERIE

Un mariage d'humour

Benoît Aubin
26-07-2009 | 07h00

Six comédiens anglophones de Chicago ont trouvé la façon de tenir une salle de Montréalais en haleine, et de les faire rire du début à la fin, sans égard au fossé linguistique. Leur truc? Le théâtre sans paroles, ou le «wordless theatre». L’avenir ?

Cela fait maintenant trois ans que Second City de Chicago et Juste pour rire de Montréal parlent de s’associer pour faire des choses ensemble. Rêverie, créée par Second City ici à Montréal, la semaine dernière, est le premier rejeton de ce mariage de géants. Il y en aura d’autres.

Les directeurs de Second City sont en ville pour le Festival. Tout de suite après, le directeur du Musée Juste pour rire, David Heurtel, sera, lui, à Chicago pour discuter des modalités de ce partenariat inédit.

Cette collaboration avec Second City viendrait consacrer la nouvelle vocation qu’on veut donner au Musée Juste pour rire.

«Nos salles, nos équipements au Musée deviendront des incubateurs, des laboratoires de recherche et de développement, pour mettre au point des contenus nouveaux, qui pourront ensuite alimenter nos plateformes d’exportation internationale, dit David Heurtel. Avec Second City, nous envisageons de produire ensemble des contenus qui pourront voyager à travers la planète.»

Second City est le surnom de Chicago; Montréal est, elle aussi, la deuxième ville du Canada. Chacune est le château fort de l’humour en son pays. Mais les deux groupes ont développé des expertises différentes, qui les rendent attrayants l’un pour l’autre.

EXPERTISES DIFFÉRENTES

Second City a un savoir-faire en matière de création qui fait saliver Juste pour rire. Le festival montréalais a, lui, une expertise à l’international qui manque complètement au groupe de Chicago.

«Ce que nous y trouvons, c’est la méthode Second City, leur façon unique de faire des sketchs d’improvisation, de développer des troupes d’improvisation théâtrale, dit David Heurtel. Nous aurons accès à leur savoir-faire pour développer à Montréal des spectacles à la saveur de Second City.»

Pour ce qui est du rayonnement international, Juste pour rire a des années d’avance et une expertise qui séduit les gens de Chicago.

«Nous avons déjà une plate-forme de développement international. Pour Second City, la collaboration avec Juste pour rire permet d’apprendre à créer dans d’autres langues (le français, le «non verbal» ). Et surtout, de coproduire avec nous des contenus qui sont destinés à l’international.»

Objectif d’ici à trois ans: intégrer à Montréal des équipes des deux villes, pour développer trois spectacles par année, un en anglais, un en français, et un autre en «non verbal».

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