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Cirque Éloize - Cap sur la Corée
© Agence QMI
ID, le nouveau spectacle du Cirque Éloize créé spécifiquement pour sa participation au Global Fair & Festival 2009 à Incheon, offre un mariage entre la danse urbaine et les arts du cirque.

CIRQUE ÉLOIZE

Cap sur la Corée

Michelle Coudé-Lord
15-07-2009 | 09h30

Après 16 ans d’existence, le Cirque Éloize met le cap sur l’Asie avec une opportunité incroyable que lui offre la Corée du Sud.

Dès le 7 août, un tout nouveau spectacle baptisé ID, avec 14 artistes dirigés par le fondateur du cirque, Jeannot Painchaud, sera présenté au Global Fair & Festival à Incheon, pour une période de trois mois. Une vitrine incroyable pour cette troupe née au Québec.

Avant de s’envoler pour la Corée du Sud, le 23 juillet, Jeannot Painchaud présentait hier, dans son atelier de Montréal, quelques numéros de cette nouvelle création.

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«Nous innovons, car nous intégrons le hip-hop et le break dance aux arts du cirque. Après le théâtre et la musique classique, voilà que nous incorporons la danse urbaine avec tout le dynamisme que cela provoque.»

«Pour la première fois également, je me sers de la vidéo. Le public que nous allons visiter est jeune et veut s’ouvrir au monde entier. Il est donc important de leur présenter un spectacle innovateur, multidisciplinaire et rassembleur», indique en entrevue au Journal, Jeannot Painchaud.

Un cirque qui voyage

En 2009, grâce aux spectacles Rain, Nebbia et ce petit dernier, ID, le Cirque Éloize sera présent dans 87 villes du monde. ID comptera 84 représentations.

«Nous allons profiter de notre présence dans cette ville (Incheon) pour courtiser d’autres producteurs et compagnies asiatiques. Ce festival est une vitrine incroyable pour nous faire connaître en Asie. Quelque 500 villes de 100 pays et 1 500 entreprises privées participent à ce grand festival qui s’échelonne du 7 août au 25 octobre. Nous comptons bien en profiter. C’est une extraordinaire opportunité après quinze ans d’existence», ajoute fièrement le fondateur du Cirque Éloize.

Même s’il se fait discret sur le montant de ce défi coréen, Jeannot Painchaud parle tout de même d’un contrat de plus d’un million de dollars.

Le Cirque Éloize a un budget annuel de 7 M$, il génère 100 emplois permanents et 200 à temps partiel. Pas moins de 80% des revenus proviennent de la vente de billets. Le Cirque profite également des crédits d’impôt du gouvernement du Québec et reçoit une subvention du Conseil des arts.

Le fondateur du Cirque Éloize voit grand, et se fait offrir les clés de l’Asie par la Corée du Sud. «C’est un travail de contacts à l’échelle internationale, qui donne enfin de bons résultats», conclut Jeannot Painchaud, qui, pour l’occasion, est retourné à la mise en scène.

Le chorégraphe et collaborateur à la mise en scène est Mourad Merzouki et le producteur exécutif Jonathan St-Onge.

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